I Love Belgium... and you?
Des forêts et des vallées svp !
12/02/2009 @ 13:49 . Catégorie :

Cette année j’ai remis les pieds au salon des vacances au Heysel. J’y avais été en 2007 à la recherche d’un périple vélocipédique et j’étais revenu avec pas mal de documentation. Mais l’opportunité de faire du vélo au Québec s’est présentée et j’ai mis tout cela un peu de coté depuis. Faire du vélo en vacances reste quelque chose auquel je tiens mais je sais maintenant que me taper plus de 3-4 jours de vélo pour traverser je ne sais quelle région n’est pas ce que je cherche, il me faut plus de variations.
Aujourd’hui, suite à mon trip à vélo dans les Laurentides en 2007 et, à l’opposé, la visite de New-York en 2008, c’est clairement vers la nature que je veux me tourner. Je veux me dépenser dans les bois, traverser des forêts et gravir des montagnes (à pied).
Je me suis donc rendu au salon des vacances, non pas pour fixer précisément mes prochaines vacances mais pour trouver une destination qui corresponde à mes critères qui sont nombreux et pas toujours évident.

- Premièrement l’endroit doit être à proximité de la nature, en 10-15 minutes à pied je dois avoir quitter l’agglomération et me retrouver dans les bois. De préférence il faut aussi une région vallonnée, pas un truc tout plat.
- Deuxièmement l’endroit ne doit pas être un trou perdu, l’idéal étant une petite ville suffisamment touristique, histoire de pas trop s’emmerder le soir.
- Troisièmement, l’endroit doit être joignable sans voiture, étant toujours piéton.

J’ai passé, dans mon enfance, quelques vacances familiales du coté de Bouillon qui correspond assez bien à ces critères mais bon je souhaite quand même élargir mon horizon. Il y a bien une ou deux autres possibilités dans les Ardennes Belges et le Namurois mais avec un petit coté de trop peu. Aussi mon regard est tourné vers la France et vers la Suisse.
Fort heureusement la France est sur-représentée au salon des vacances. Mais comme je m’y perd assez bien entre les régions et les départements, j’y ai été franco. “Y a t il des forêts et des vallées dans votre coin ?”, ai je demandé à tort et à travers.

Résultat des courses : l’Alsace ! Bon y a pas mal d’autres possibilités, notamment l’Auvergne et l’Ardèche. Gerardmer, juste à coté de l’Alsace, a aussi piqué ma curiosité. Mais j’ai trouvé un endroit qui semble parfait en Alsace, la vallée de Munster qui fait partie du parc naturel régional des ballons des Vosges. Il y a plusieurs vallées, l’une à coté des autres, mais celle de Munster semble réunir pas mal d’avantages :

- C’est donc une vallée avec des bois et des dénivelés jusqu’autour des 1500 mètres, et de l’autre coté des cols, il y a d’autres vallées. Comme c’est pas trop haut, il y a un bon équilibre avec les bois, vu qu’au dela de 1500 mètres il n’y a plus beaucoup d’arbres.
- La vallée est bourrée de chemin de randonnées, à pied et en vtt, dont 3 chemins de grandes randonnées (GR).
- Un des fronts de la première guerre mondiale traversait la vallée, y a des vieux fantômes à visiter.
- C’est la seule vallée dont le chef lieu, Munster, est joignable en train. Et devinez quoi, j’ai juste deux trains à prendre au départ de Bruxelles. Saviez vous qu’il y a tous les jours 3 trains qui partent en direction de la Suisse ? Et bien ces 3 trains passent par l’Alsace et la ville de Colmar d’où part un petit train vers la vallée de Munster. C’est y pas merveilleux.
- Il est possible d’un peu se balader à vélo dans la vallée de Munster. Je ne parle même pas du vtt parceque là je sais même pas par où commencer. Mais il y a surtout une piste cyclable qui rejoint la ville de Colmar à une vingtaine de kilomètres. Donc non seulement je peux aller visiter Colmar, véritable condensé de l’Alsace,  mais savez vous ce qui se trouve entre les vallées et la pleine du Rhin ? Le piémont et ses vignobles !
- Je ne dois pas vous dire qu’on y mange bien ;)

Prochaine étape, budgétiser un séjour d’une bonne semaine pour le mois de septembre ou peut-être plus tôt. On en reparle.


Flickr mania
19/02/2008 @ 10:20 . Catégorie :

Vous avez sans doute remarqué que j’ai ajouté, depuis quelques semaines, un lien vers mes photos sur Flickr. Je me suis effectivement lancé sous l’impulsion de mon ami John qui s’est très sérieusement mis à la photo depuis bientôt deux ans. Flickr existe depuis un bon moment déjà et j’avais vaguement tenté de m’y mettre à mon retour du Québec en 2005 quand j’ai commencé à mettre mes photos sur ce blog. Je ne sais trop pour quelle raison je n’avais pas accroché à l’époque mais je pense que j’ai toujours été fort frustré des photos qui sont présentées dans des tailles trop petites.
Aujourd’hui je manipule un peu mieux les possibilités de Flickr et je me demande comment j’ai pu m’en passer. Les avantages de Flickr sont nombreux et je pense sincèrement que tout amateur de photos devraient s’y investir. Flickr est tout dabord une solution d’hébergement de vos photos si vous ne pouvez pas vous investir dans un site sur mesure ou que vous avez trop de photos pour les envoyer par email. Mais l’intérêt principal est la communauté qui se forme autour des milliards de photos qui sont hébergées sur Flickr grâce à différent mécanismes qui permettent de partager ses photos et de découvrir celle des autres. Vous pouvez organiser vos photos de différentes manières, grâce à des albums, des classeurs, des mots clés et des groupes publics qui regroupent tout type de centre d’intérêt. Les photos peuvent être également placées géographiquement grâce à un système semblable à google maps, et vous pouvez donc ainsi faire des recherches sur des lieux précis, très intéressant pour préparer des vacances.

Toutes mes photos de mon escapade vélo au Québec s’y trouvent et j’ai commencé à y mettre le reste mais j’en profite pour rafraichir certaines photos. Il n’est pas impossible d’y trouver également quelques inédites. J’ai même carrément créé deux groupes publics, un consacré justement au Parc Linéaire du Ptit Train du nord et et un autre appelé Beer with a view que je vous invite à visiter et qui contient déjà quelques superbes photos.

Distorted Bottle

Sur Flickr, pour visionner les photos dans de plus grandes tailles que le mode par défaut, vous pouvez clicker sur la petite loupe juste au dessus de la photo mais je vous conseille d’utiliser le mode diaporama pour profiter pleinement des photos d’un album ou d’un groupe. Toutes mes photos et mes panoramas sont d’ailleurs visibles en haute résolution.

Il y a vraiment de tout dans les groupes publics, des photos des portes de l’enfer jusqu’aux griffonnages dans votre calepin Moleskine. J’affectionne tout particulièrement un des groupes sur Tokyo et dans un autre style celui des pompes à bière.


Québec 2007, le ptit train du nord (dernière partie)
26/01/2008 @ 12:24 . Catégorie :

Avant de m’effondrer pour la nuit j’ai utilisé le peu de lucidité qu’il me restait pour regarder la chaine météo et malheureusement, après 2 magnifiques journées, la journée du lendemain s’annonçait finalement fort maussade. Mes plans de grandes randonnées étaient compromis.
Au matin de ce samedi 6 octobre, j’ai effectivement du constater qu’il pleuvait un petit peu trop fort pour me lancer dans une grande randonnée. Je n’ai rien contre un peu de pluie mais je ne me voyais pas la subir toute une journée, surtout que je ne connaissais pas du tout la difficulté du parcours que j’avais imaginé et que la pluie n’allait certainement pas simplifier les choses.
J’ai donc pris mon temps et ce n’est que vers 11h30 que je me suis mis en route alors que les éléments se calmaient un petit peu. L’envie de m’enfoncer dans la nature me tenaillait toujours mais j’allais devoir me contenter d’un des sentiers de randonnée accessibles au sommet du Mont Tremblant, plus le temps de descendre l’autre versant, je ne suis pas vraiment taillé pour me balader dans une forêt canadienne en pleine nuit. Il est bien sur possible de gravir le mont à pied, il y a plusieurs sentiers qui le permettent, mais je ne voulais pas que ma randonnée se résume à un effort intensif. Heureusement il y a un sentier de difficulté modérée au départ du sommet du mont qui permet d’atteindre d’autres points culminants, la durée annoncée était de minimum 3 heures. Comme ce sentier faisait partie de mes plans originaux, je n’ai pas hésité.

La pluie était toujours bien là mais c’était supportable et il faut bien dire que la nature prend une autre forme et d’autres couleurs sous la pluie. J’ai assez rapidement constater, à mon grand plaisir, que le sentier est assez technique, vous pourrez remarquer sur les photos qu’en fait de sentier il est plutôt question d’un escalier dément fait de roches et de racines. Je n’ai évidement par croisé grand monde, 2 ou 3 petits groupes mais c’est au bout du sentier que j’ai fait une rencontre inattendue.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

Le sentier se termine au sommet du pic Johannsen, rien de spécial à voir, juste une clairière avec une pierre commémorative pour les 100 ans des parcs Québécois. Alors que je me reposais un peu avant de refaire le chemin en sens inverse, j’ai remarqué un oiseau anormalement peu farouche qui s’intéressait à moi. Je me suis rapidement fait la réflexion qu’il faisait le coup à tous les touristes qui s’aventuraient jusque là et sans plus attendre j’ai émietté le dernier petit pain au chocolat qui me restait. Comme vous pouvez le constater, il n’a pas fallut 20 secondes pour qu’il vienne se servir dans ma main et il a bien fait 3 passages, ce qui m’a permit de bien le prendre en photo. Je n’en croyais pas mes yeux, je me suis demandé si ce n’était pas un animatronic ou un employé des parcs du Québec, c’était tellement surréaliste comme sympathique récompense alors que j’aurais pu caller mes fesses à l’hôtel, ou plutôt à la micro brasserie. Sans oublier le message sur la pierre commémorative : “La terre n’appartient à personne; elle se donne à tous ceux qui sont assez grands pour l’étreindre. Réjean Ducharme.“. On me l’aurait raconté, je n’y aurais presque pas cru. Certains vous diront god reveals himself in mysterious ways“, je préfère la formule anglophone, je ne suis pas vraiment croyant mais je vais en tout cas prendre ça pour un signe quelconque.
Sur le retour je me suis surpris à accélérer le mouvement, surtout parceque le téléphérique pour redescendre à la station fermait assez tôt, et je dois dire que j’ai pris un certain pied à foncer à la limite de la course sur ce terrain accidenté, m’obligeant à anticiper plusieurs pas à l’avance. Voila donc une activité assez sportive que je vais essayer de reproduire, il faut que j’investigue ce qui se cache derrière des mots comme trekking, raid ou encore course d’orientation. Après ma soif de nature, la soif tout court et c’est à la micro brasserie que j’ai passé la fin de la journée.

Le lendemain j’ai repris mon vélo et quitté Mont Tremblant pour me diriger vers ma dernière étape, Val-David. Je n’avais franchement rien prévu à Val-David, à part trouver un débit de boisson convenable, mais j’avais des expectatives en ce qui concerne mon auberge pour cette étape. Le beau temps était de retour mais il faisait assez frais avec des différences de températures pas fort agréable. Entre ne rien faire au soleil et rouler à l’ombre, il devait bien y avoir 10 degrés de différence. Sur le chemin j’ai pu constaté que je m’éloignais de la brousse, des industries légères commençaient à faire leur apparition.
L’auberge du creux du vent fut à la hauteur de mes espérances, chambre impeccable et confortable certes mais le patron est au fourneau. Je me suis évidemment dirigé vers le menu gastronomique avec deux entrées au poisson et un plat principal de bœuf au calvados. Bon le vélo ça creuse mais c’était tellement bon et j’étais tellement content d’avoir enfin trouver une très bonne table que j’ai repris un deuxième plat principal de civet de chevreuil, non sans provoquer quelques réactions en cuisine. Si vous passez par Val-David, je recommande chaudement cette adresse.
Lundi 8 octobre, il est temps de regagner Montréal, il ne fait pas beau mais au moins il ne pleut pas. Je pense que j’ai eu ma dose et c’est à un rythme soutenu que j’ai atteind la fin du parc linéaire du ptit train du nord à Saint Jérôme d’où j’étais parti en navette 4 jours auparavant.

C’est avec un plaisir certain que j’ai donc retrouvé Montréal et mes amis John&Maité avec qui j’ai pu partager quelques moments tout particulier puisque Maïté était enceinte de 7 mois et qu’à l’heure où j’écris ces lignes le petit Noam affronte son premier hiver Québécois. J’ai l’intention de vous raconter encore deux ou trois bêtises sur le restant de mon séjour à Montréal sans oublier quelques photos, mais voila qui clôture en tout cas l’épisode de mon escapade dans les Laurentides. Je ne pense pas avoir de conclusion particulière à apporter, je suis très content de la manière dont ça s’est déroulé sachant que c’était une première pour moi de planifier tout ça, mes attentes ont été comblées, reste la facture qui fut un peu douloureuse. Quant à l’envie de remettre ça, c’est plus compliqué, on en rediscutera.


Québec 2007, le ptit train du nord (2ème partie)
18/12/2007 @ 0:21 . Catégorie :

La météo de ce vendredi 5 octobre s’annoncait merveilleuse comme la veille et j’avais prévu de ne pas perdre trop temps pour arriver le plus tot possible à l’étape suivante. La raison en est très simple, mon étape suivante n’était autre que Mont-Tremblant, la station de sport d’hiver fort prisée en Amérique du nord. D’après mes investigations Mont-Tremblant méritait que je m’y attarde, c’est pourquoi j’avais prévu d’y arriver assez tot mais également d’y rester un jour supplémentaire, cassant ainsi le rythme vélocypédique de mon escapade. Petite paranthèse en ce qui concerne l’organisation de mon escapade, je laissais donc mes bagages à l’étape et je les retrouvais quelques heures plus tard à l’étape suivante, sans le moindre accroc. Après un solide petit déjeuner, je me suis donc relancé sur la piste, non sans m’arrêter régulièrement parceque j’en ai pris plein les yeux sur cette partie du parcour mais je suis arrivé comme prévu à Mont-Tremblant en tout début d’après-midi. Pour vous faire vivre un grand moment de vélo, je n’ai pas résisté à l’envie de faire une petite vidéo en roulant.

En ce qui concerne Mont-Tremblant, il faut faire quelques distinctions car la ville se divise en trois parties, le secteur Saint-Jovite où résident en majeure partie les habitants, le secteur du village et la station de ski proprement dite. C’est même un peu confu parcequ’il y a deux sites internet du tourisme dont un spécifiquement pour la station de ski. Sachant qu’il ne faut pas confondre le secteur du village avec le petit village à l’intérieur de la station. Mon hotel était dans le secteur du village en plein sur le parc linéaire tout comme les autres hébergements que l’on m’avait proposés. L’avantage du secteur du village est qu’on est pas trop loin de la station sans y être. La station étant un amalgame d’immeubles “carton-pâte disney” et de logements friqués où les ontariens viennent rouler des mécaniques en hiver. L’arrivée à Mont-Tremblant fut des plus éblouissante mais après un petit arrêt à l’hotel je me suis dirigé directement vers la station et le mont proprement dit en empruntant la bien nommée piste multi fonctionnelle. J’ai pris un pied assez incroyable sur cette petite piste qui offrait quelques sensations de dénivelé au milieu d’un feu d’artifice de couleurs. Si cette piste est également prévue pour le roller, plusieurs panneaux indiquent qu’elle est réservée aux experts car un virage raté et c’est la rivière 10 mètres plus bas.

Mon contact avec la station fut quand même bien enjoué, j’ai bien rigolé sur le téléphérique, appelé le cabriolet parceque les cabines sont ouvertes, qui traverse le centre de la station jusqu’au pied du mont où un autre téléphérique permet d’atteindre le sommet. Il y avait quand même du monde pour la saison des couleurs, dont pas mal de japonais, et c’était la veille du long weekend de l’action de grâce plus connu sous le nom de Thanksgiving qui est fêté plus tôt au Canada qu’aux usa. Il faut savoir qu’il y a bien 2 ou 3 terrains de golf, les activités ne manquent pas en dehors de la saison hivernale.

Pour mon passage à Mont-Tremblant j’avais échafaudé un petit plan pour m’enfoncer dans la nature et ainsi me différencier du touriste lambda qui se contente de prendre le téléphérique jusqu’au sommet pour redescendre 20 minutes plus tard. Il faut savoir que de l’autre coté du mont se situe le parc de Mont-Tremblant, zone protégée qui fait partie des nombreux parcs de Québec. Malheureusement on m’avait fortement déconseillé d’essayer d’atteindre le parc à vélo parceque la route n’est pas adaptée, alors que sur place il y a des sentiers prévus pour. Bref mon intention était de tenter d’atteindre le parc à pied en passant par le mont mais une journée complète était nécessaire, raison pour laquelle je restais à Mont-Tremblant le lendemain. Je devais donc profiter du mont comme tout le monde pour ne pas perdre de temps le lendemain mais une fois au sommet j’ai quand même fait un petit repérage pour trouver les sentiers que je comptais prendre le lendemain.
La station ne manque pas d’établissements mais dès le couché du soleil j’ai bien entendu élu domicile à la microbrasserie locale “La diable”. J’y ai même dégusté une excellente poutine; oui oui ça existe et ça m’a même étonné parceque j’en ai quand même déjà gouté quelques unes. Dans ce cas-ci les frites étaient déjà très nettement au dessus de la moyenne Québécoise, la sauce était bien poivrée et le fromage était d’avantage fondu que lors de mes précédentes dégustations, détail qui m’a semblé déterminant parcque jusqu’ici j’ai toujours trouvé le fromage de la poutine comme un élément perturbateur. Bref j’étais tout content d’avoir enfin apprécié ce met tout droit sorti des abîmes diététiques. J’avais fort heureusement rangé mon vélo à l’hotel et c’est grâce à un bus navette bien pratique et très ponctuel que j’ai retrouvé mon hotel vaille que vaille.


Québec 2007, le ptit train du nord (1ère partie)
19/11/2007 @ 23:07 . Catégorie :

Les nuits sont déjà bien fraiches au Québec en ce début du mois d’octobre et à 7h30 du matin il faisait plutot vivifiant sur le parking de l’ancienne de gare de Saint-Jérôme. Mais j’étais déjà tout guilleret parceque j’étais là à l’heure, mes bagages et mon vélo de location déjà embarqués et deux superbes journées ensoleillés étaient annoncées. Comme c’était la fin de la saison, nous n’étions que 7 ou 8 au départ, et encore toute le monde n’allait pas jusqu’à Mont-Laurier. Car effectivement, vous n’êtes pas obligés de faire les 200km, la navette peut vous déposer à mi-chemin par exemple. Il y en a quand même pour 2h30 de route pour atteindre le début de la piste à Mont-Laurier mais fort heureusement le décor fut rapidement dépaysant et je ne me suis même pas ennuyé.

Il faut croire que Mont-Laurier n’offre pas grand chose pour les touristes de passage que nous étions parceque tout le monde s’est assez rapidement lancé sur la piste. Je dois préciser que si nous étions 6 au départ, nous ne formions pas un groupe mais j’avais de toute façon l’intention de rouler à un rythme super cool, et de prendre plein de photos, pas vraiment l’idéal pour rouler en groupe. Signalons aussi que j’avais décidé de ne pas me restaurer à midi durant toute l’escapade et ce pour deux raisons, la première est que je comptais bien profiter des petits déjeuners, la deuxième est que j’avais surtout l’intention de faire un bon repas à chacune de mes étapes. De toute manière faire un bon repas au milieu de la randonnée c’est pas vraiment mon truc. J’avais donc prévu une petite réserve de barres de céréales au cas où. Mais le premier jour j’ai du prendre le petit déjeuner en vitesse vers 7h du matin, alors je ne me suis pas gèner pour chiper le stock de banane du Comfort Inn, avec ça j’ai pas eu de mal à tenir jusqu’au souper. Les jours suivants ne posèrent pas le moindre problème vu les petits déjeuners pantagruéliques que j’ai plutot pris en milieu de matinée.

Comme je vous l’ai dis, mes premiers coups de pédale furent des plus jouissifs, j’étais vraiment comblé de me retrouver dans cette cambrousse sous un soleil radieu, n’oublions pas que j’étais encore à Bruxelles 24 heures au paravant. En gros il n’y avait qu’un seul mot d’ordre, je devais arriver à l’étape avant le couché du soleil, ce qui me laissait beaucoup de temps pour faire 50km. D’autant plus que le village de Nominingue, ma première étape donc, ne s’annoncait pas comme très intéressant et qu’une fois arrivé sur place je n’aurais pas des tonnes d’activités possible à part profiter de mon auberge. L’avantage du parc linéraire du petit train du nord est qu’il suffit d’être dessus et d’aller tout droit, aucun risque de se tromper, on peut donc complètement se laisser aller. Je savais également qu’il y avait un peu de dénivelé mais comme c’est une ancienne voie de chemin fer, la piste fait des circonvolutions et c’est franchement très facile. J’ai fait beaucoup de photos et j’ai eu déjà bien du mal à faire une sélection pour cette première étape. Vous pouvez remarquer un phénomène assez particulier sur certaines photos, comme il y a beaucoup de lac et de ruisselement au Québec, il arrive que de toutes petites zones soient complètement inondées, ce qui provoquent la mort des arbres qui s’y trouvent.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

J’ai croisé à différentes occasions ceux qui avaient pris le départ avec moi et j’en ai rapidement conclu que tout le monde avait prévu d’effectuer sa première étape à Nominingue. A mon arrivée je me suis dépêché de trouver la pharmacie du bled parceque si j’avais prévu des conditions météos diverses (prends des moufles qu’y disait) , je n’avais pas prévu les coups de soleil. On retrouve sur le parcour les gares du chemin de fer original, elles ont été reconverties en postes d’information et en restaurants mais un des autres avantages du parc linéraire est que beaucoup de logements sont directement sur le parcour, à quelques dizaines de mètres de la piste. Pour ma première étape, j’avais choisi L’auberge des demoiselles qui est plus à l’écart. J’y ai été très bien acceuilli et l’endroit est vraiment super, directement en bordure du lac de Nominingue, avec une petite plage privée. Ma chambre était vraiment très bien aussi. Le seul bémol viendra de mon souper qui était très loin d’être mauvais mais en dessous de ce que j’espèrais, mais j’étais bizarement le seul à prendre le souper sur place. J’y ai aussi passé un grand moment de bonheur sur le ponton privé, avec quelques Rickard’s Red et un bouquin.


Vacances 2007
05/08/2007 @ 20:09 . Catégorie :

Youpi ! C’est fait, c’est reservé, ça va être chouette.

Bon y a pas de grande surprise, je retourne encore cette année rendre visite à mes chers expatriés John&Maité au Québec. Mais comme l’an dernier j’ai quand même réussi à goupiller quelque chose.
Mon coeur a fortement balancé cette année entre un séjour vélo tout organisé quelque part en France et un séjour au Québec, toutefois je sentais que ne pas me rendre au Québec cette année aurait été difficile à encaisser moralement et une petite voix intérieur n’a pas cessé de me dire que je dois y retourner. Bref il est malgré tout apparu assez rapidement que je ne pouvais pas me rendre au Québec au mois de septembre pour cause de surbooking dans la belle province. Le mois de septembre étant selon moi la meilleur période, le meilleur compromis entre météo assez bonne et billet d’avion au prix normal.
Il me restait donc plus que le mois d’octobre, plus tard dans l’année ça devient sérieusement froid et je ne me sent pas fort prêt à une expédition hivernale. La météo plus fraiche du mois d’octobre ne me pose aucun problème et c’est pas plus mal si je découvre Montréal à une autre période de l’année. Cependant il eut été malheureux de me rendre au Québec au mois d’octobre et de ne pas profiter du début de l’automne car les forêts canadiennes offrent un beau spectacle haut en couleur, il fallait donc que je trouve quelque chose pour m’enfoncer dans la nature.
Le dénouement fut la découverte du parc linéaire “Le ptit train du nord” dans les Laurentides, ancienne voie ferée réaménagée pour le vélo, le roller (patins à roues alignées), le ski de fond et la moto neige. D’une longueur de 200km, il est possible de faire le parcours en mode hardcore avec vélo + camping ou plutot en mode tout organisé avec location de vélo, transport de bagages et auberges gastronomiques.Je dois pas vous faire un dessin, j’ai choisi la deuxième option.
Inutile de dire que l’opportunité de combiner Québec + vélo m’a fortement excité puisque je fais d’une pierre deux coups. De plus le prix du billet d’avion hors saison me permet de mettre plus d’argent dans cette escapade. Bien sur l’organisation fut un petit peu ardue parceque le point de départ n’est pas à Montréal mais je me suis bien renseigné et j’ai étrener la fonction SkypeOut pour téléphoner à de multiples adresses et notamment le bureau du toursime de Laurentides.

Départ le 3 octobre, plus de détails prochainement.