I Love Belgium... and you?
Moi je suis parti 2008
28/09/2008 @ 9:29 . Catégorie :

Vive les vacances, les cahiers au feu et les profs au milieu !

Départ cette après-midi pour Montréal. Donc cette année est tout à fait particulière puisque je fais le voyage avec mon ami François et qu’une partie de notre séjour se passe à New-York en compagnie de mes chers expatriés John, Maïté et leur fils Noam.

Ce sera fort probablement le silence complet sur le blog jusqu’à mon retour le 17 octobre.

Portez vous bien !


F.A.C.T.S 2008
28/09/2008 @ 9:20 . Catégorie :

Et c’est encore raté pour cette année.


Bruges 2008, dernière partie
26/09/2008 @ 13:06 . Catégorie :

Le soir de mon arrivée était déjà l’occasion de faire un peu de repérage mais c’est le lendemain, jeudi 1er mai, que j’ai effectué ma première grande exploration sous une météo très mitigée. Comme c’était la journée de la procession du Saint Sang, il y avait pas mal de monde dont un bon paquet de grenouilles de bénitier venues de toutes la Flandres Occidentales puisque que la procession du Saint Sang est un évènement très religieux. En effet le Saint Sang est en réalité une relique, un peu de sang du Christ dans un flacon en cristal de roche, qui aurait atterri à Bruges suite au sac de Constantinople lors de la deuxième croisade. La procession en soi trouve ses origines au 13ème siècle, ce qui est assez impressionnant. Evidemment ce n’est pas ma tasse de thé mais occasionnellement ça reste rigolo. Aussi je me suis glissé dans la foule sur le parcourt de la procession et j’ai commencé à mitrailler, comme tout le monde d’ailleurs, la procession et son paquet de figurants sensé représenter la chrétienté à travers les ages.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

Mais ce qui m’intéresse tout particulièrement c’est le coté identitaire de ce genre d’évènement. Je ne sais pas à quel point la procession est importante pour les Brugeois d’aujourd’hui mais je sais que le Bruxellois que je suis éprouve un manque de ce coté. J’ai toujours été un peu jaloux des villes qui vivent au rythme d’un évènement populaire très important comme les fêtes de Pampelune ou la Ducasse de Mons.
Il est de notoriété publique que l’Ommegang de Bruxelles est un évènement barbant pas vraiment populaire et même plutot destiné aux nobliaux pas spécialement Bruxellois. A contrario du Meyboom qui a lieu tous les ans au mois d’aout. Pourquoi, après pas loin de 40 ans d’existence, je n’ai jamais assisté ni à l’un ni à l’autre ? Mes parents ayant fuis les campagnes après la 2ème guerre mondiale, je comprend bien qu’aucune tradition Bruxelloise ne m’a été transmise mais même autour de moi ces événements sont complètement ignorés. Et ce n’est pas la très artificielle zinneke parade qui va combler ce vide.

Le lendemain, vendredi 2 mai, il était temps de remonter sur mon vélo mais comme la météo s’annonçait encore incertaine je me suis contenter de rouler dans les environs de Bruges entre les beaux quartiers et les polders, reportant ainsi au samedi ma grosse randonnée en hollande. C’est encore une fois grâce au fietsnetwerks que j’ai pu planifier tout ça car le même système s’étand aux Pays-Bas. Il est même possible de recevoir au bureau du tourisme des petits papiers qui s’attachent aux guidons de vélos pour y noter les numéros d’intersection par lesquels on désire passer. Bon, d’expérience, il est toujours préférable d’avoir une carte en réserve en cas de paumage total. Ainsi ma randonnée du samedi m’a emmené jusqu’à la petite ville de Bresken sur la rive sud de l’embouchure de l’escaut en passant dabord Damme et Sluis. A Bresken, il est possible de prendre un traversier pour atteindre l’autre rive et s’enfoncer d’avantage dans les Pays-Bas. Détail amusant le traversier est totalement intégré dans le système de piste cyclable. C’est sur le chemin du retour que j’ai pris un pied incroyable sur un chemin le long de la mer sur les dunes en direction de Knokke. Je recommande chaudement ce trajet.

Dimanche, le jour de mon départ, j’ai encore fait une belle balade à pied en m’éloignant un petit peu du centre historique et j’ai été témoin d’un émbouteillage fluviale. Sur les précédentes photos, vous avez certainement remarqué la valse des petits bateaux bourrés de touristes mais il faut savoir que la navigation privée n’est pas autorisée sur les canaux du centre historique. Or il est bel et bien possible de se rendre à Bruges en bateau mais pour cela il faut atteindre un petit canal qui fait office de marina pour amarrer son bateau. Et pour atteindre ce canal il faut lever un certains nombre de ponts situé le long de l’axe périphérique de la ville. Résultat pour ne pas devoir lever les ponts à chaque fois qu’un bateau se pointe, tout se fait en une fois en coinçant la circulation pendant un bon moment.

Ces petites vacances m’ont bien plu mais je dois bien avouer que les polders et la campagne flamande avec ses odeurs je commence à connaitre, j’hésite donc à réitérer la formule.


Bruges 2008, 2ème partie
07/09/2008 @ 12:24 . Catégorie :

Attardons nous un petit peu sur la ville de Bruges maintenant. Je n’avais rien prévu en particulier , si ce n’est assister à la procession du Saint Sang le 1er mai, me balader dans la ville, bien manger et bien boire. Bref pratiquer un tourisme de surface sans trop approfondir le sujet, histoire de faire des découvertes, mais pas question de me taper des musées de tapisseries et de dentelles. Bon j’exagère sans doute un peu, il doit y avoir des choses intéressantes derrière quelques lourdes portes mais ce sera pour une autre fois.

Je ne vais pas vous faire une présentation de Bruges non plus parcequ’en fait j’y connais pas grand chose. Cependant la découverte de l’existence de la procession du Saint Sang a réveillé en moi un intérêt historique. Tout le monde a appris à l’école que Bruges avait été un port très important au moyen âge, mais à part ça je me suis rendu compte qu’il y avait bien des sujets à creuser. Il y a trois faits historiques à connaitre :
- Bruges a bel et bien été un port sur la mer du nord suite à un ras de marée au 12ème siècle qui créa la baie du Zwin. La ville va alors prospérer pendant plusieurs siècles pour devenir la plaque tournante du commerce en Europe.
- Cette fameuse baie du Zwin va s’ensabler à la fin du 15ème siècle, l’accès à la mer est perdu et c’est le début du déclin.
- Devenue très pauvre, la ville va rater la révolution industrielle du 19ème siècle et ainsi conserver son aspect moyenâgeux et devenir un cas assez unique.

Le lendemain de mon arrivée j’ai décidé que je me limiterai à deux activités purement touristiques durant mon séjour, la visite du beffroi et ses quelques centaines de marches, ainsi que l’inévitable petit tour en bateau sur les canaux. J’ai par contre immédiatement pris beaucoup de plaisir à arpenter toutes ces petites rues et mettre à l’épreuve mon sens de l’orientation, sans oublier les quelques adresses de restaurants et autres bars que j’avais piquées dans je ne sais plus quel guide sur la Belgique. Il faut quand même malheureusement constater que les vrais bistros et autres estaminets sont peu nombreux. Tourisme oblige, la plupart des établissements s’adaptent au fil de la journée entre le restaurant, la taverne et le tea-room. Mais bon pas de panique, j’ai bien mangé et bien bu et j’ai même eu un petit bonus, il y avait la foire annuelle à proximité de mon hôtel, j’ai du lutter pour ne pas faire une indigestion de croustillons.

Bruges est évidemment une ville très photogénique, on peut se demander le nombre de photos qui sont prises à la minute et j’en ai fait un paquet sur les quelques jours que j’y ai passés. Parceque contrairement à la masse de touristes journaliers qui débarque en train ou en bus, je suis resté 4 nuits, du mercredi au dimanche, le temps quand même d’approfondir un peu le sujet. Vous constaterez d’ailleurs des météos différentes sur les photos et je me dis qu’il me manque des photos dans le brouillard ou sous la neige.

(la suite très bientôt)