Les nuits sont déjà bien fraiches au Québec en ce début du mois d’octobre et à 7h30 du matin il faisait plutot vivifiant sur le parking de l’ancienne de gare de Saint-Jérôme. Mais j’étais déjà tout guilleret parceque j’étais là à l’heure, mes bagages et mon vélo de location déjà embarqués et deux superbes journées ensoleillés étaient annoncées. Comme c’était la fin de la saison, nous n’étions que 7 ou 8 au départ, et encore toute le monde n’allait pas jusqu’à Mont-Laurier. Car effectivement, vous n’êtes pas obligés de faire les 200km, la navette peut vous déposer à mi-chemin par exemple. Il y en a quand même pour 2h30 de route pour atteindre le début de la piste à Mont-Laurier mais fort heureusement le décor fut rapidement dépaysant et je ne me suis même pas ennuyé.
Il faut croire que Mont-Laurier n’offre pas grand chose pour les touristes de passage que nous étions parceque tout le monde s’est assez rapidement lancé sur la piste. Je dois préciser que si nous étions 6 au départ, nous ne formions pas un groupe mais j’avais de toute façon l’intention de rouler à un rythme super cool, et de prendre plein de photos, pas vraiment l’idéal pour rouler en groupe. Signalons aussi que j’avais décidé de ne pas me restaurer à midi durant toute l’escapade et ce pour deux raisons, la première est que je comptais bien profiter des petits déjeuners, la deuxième est que j’avais surtout l’intention de faire un bon repas à chacune de mes étapes. De toute manière faire un bon repas au milieu de la randonnée c’est pas vraiment mon truc. J’avais donc prévu une petite réserve de barres de céréales au cas où. Mais le premier jour j’ai du prendre le petit déjeuner en vitesse vers 7h du matin, alors je ne me suis pas gèner pour chiper le stock de banane du Comfort Inn, avec ça j’ai pas eu de mal à tenir jusqu’au souper. Les jours suivants ne posèrent pas le moindre problème vu les petits déjeuners pantagruéliques que j’ai plutot pris en milieu de matinée.
Comme je vous l’ai dis, mes premiers coups de pédale furent des plus jouissifs, j’étais vraiment comblé de me retrouver dans cette cambrousse sous un soleil radieu, n’oublions pas que j’étais encore à Bruxelles 24 heures au paravant. En gros il n’y avait qu’un seul mot d’ordre, je devais arriver à l’étape avant le couché du soleil, ce qui me laissait beaucoup de temps pour faire 50km. D’autant plus que le village de Nominingue, ma première étape donc, ne s’annoncait pas comme très intéressant et qu’une fois arrivé sur place je n’aurais pas des tonnes d’activités possible à part profiter de mon auberge. L’avantage du parc linéraire du petit train du nord est qu’il suffit d’être dessus et d’aller tout droit, aucun risque de se tromper, on peut donc complètement se laisser aller. Je savais également qu’il y avait un peu de dénivelé mais comme c’est une ancienne voie de chemin fer, la piste fait des circonvolutions et c’est franchement très facile. J’ai fait beaucoup de photos et j’ai eu déjà bien du mal à faire une sélection pour cette première étape. Vous pouvez remarquer un phénomène assez particulier sur certaines photos, comme il y a beaucoup de lac et de ruisselement au Québec, il arrive que de toutes petites zones soient complètement inondées, ce qui provoquent la mort des arbres qui s’y trouvent.
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J’ai croisé à différentes occasions ceux qui avaient pris le départ avec moi et j’en ai rapidement conclu que tout le monde avait prévu d’effectuer sa première étape à Nominingue. A mon arrivée je me suis dépêché de trouver la pharmacie du bled parceque si j’avais prévu des conditions météos diverses (prends des moufles qu’y disait) , je n’avais pas prévu les coups de soleil. On retrouve sur le parcour les gares du chemin de fer original, elles ont été reconverties en postes d’information et en restaurants mais un des autres avantages du parc linéraire est que beaucoup de logements sont directement sur le parcour, à quelques dizaines de mètres de la piste. Pour ma première étape, j’avais choisi L’auberge des demoiselles qui est plus à l’écart. J’y ai été très bien acceuilli et l’endroit est vraiment super, directement en bordure du lac de Nominingue, avec une petite plage privée. Ma chambre était vraiment très bien aussi. Le seul bémol viendra de mon souper qui était très loin d’être mauvais mais en dessous de ce que j’espèrais, mais j’étais bizarement le seul à prendre le souper sur place. J’y ai aussi passé un grand moment de bonheur sur le ponton privé, avec quelques Rickard’s Red et un bouquin.




















