I Love Belgium... and you?
Cimatics 2007
20/11/2007 @ 13:36 . Catégorie :


Québec 2007, le ptit train du nord (1ère partie)
19/11/2007 @ 23:07 . Catégorie :

Les nuits sont déjà bien fraiches au Québec en ce début du mois d’octobre et à 7h30 du matin il faisait plutot vivifiant sur le parking de l’ancienne de gare de Saint-Jérôme. Mais j’étais déjà tout guilleret parceque j’étais là à l’heure, mes bagages et mon vélo de location déjà embarqués et deux superbes journées ensoleillés étaient annoncées. Comme c’était la fin de la saison, nous n’étions que 7 ou 8 au départ, et encore toute le monde n’allait pas jusqu’à Mont-Laurier. Car effectivement, vous n’êtes pas obligés de faire les 200km, la navette peut vous déposer à mi-chemin par exemple. Il y en a quand même pour 2h30 de route pour atteindre le début de la piste à Mont-Laurier mais fort heureusement le décor fut rapidement dépaysant et je ne me suis même pas ennuyé.

Il faut croire que Mont-Laurier n’offre pas grand chose pour les touristes de passage que nous étions parceque tout le monde s’est assez rapidement lancé sur la piste. Je dois préciser que si nous étions 6 au départ, nous ne formions pas un groupe mais j’avais de toute façon l’intention de rouler à un rythme super cool, et de prendre plein de photos, pas vraiment l’idéal pour rouler en groupe. Signalons aussi que j’avais décidé de ne pas me restaurer à midi durant toute l’escapade et ce pour deux raisons, la première est que je comptais bien profiter des petits déjeuners, la deuxième est que j’avais surtout l’intention de faire un bon repas à chacune de mes étapes. De toute manière faire un bon repas au milieu de la randonnée c’est pas vraiment mon truc. J’avais donc prévu une petite réserve de barres de céréales au cas où. Mais le premier jour j’ai du prendre le petit déjeuner en vitesse vers 7h du matin, alors je ne me suis pas gèner pour chiper le stock de banane du Comfort Inn, avec ça j’ai pas eu de mal à tenir jusqu’au souper. Les jours suivants ne posèrent pas le moindre problème vu les petits déjeuners pantagruéliques que j’ai plutot pris en milieu de matinée.

Comme je vous l’ai dis, mes premiers coups de pédale furent des plus jouissifs, j’étais vraiment comblé de me retrouver dans cette cambrousse sous un soleil radieu, n’oublions pas que j’étais encore à Bruxelles 24 heures au paravant. En gros il n’y avait qu’un seul mot d’ordre, je devais arriver à l’étape avant le couché du soleil, ce qui me laissait beaucoup de temps pour faire 50km. D’autant plus que le village de Nominingue, ma première étape donc, ne s’annoncait pas comme très intéressant et qu’une fois arrivé sur place je n’aurais pas des tonnes d’activités possible à part profiter de mon auberge. L’avantage du parc linéraire du petit train du nord est qu’il suffit d’être dessus et d’aller tout droit, aucun risque de se tromper, on peut donc complètement se laisser aller. Je savais également qu’il y avait un peu de dénivelé mais comme c’est une ancienne voie de chemin fer, la piste fait des circonvolutions et c’est franchement très facile. J’ai fait beaucoup de photos et j’ai eu déjà bien du mal à faire une sélection pour cette première étape. Vous pouvez remarquer un phénomène assez particulier sur certaines photos, comme il y a beaucoup de lac et de ruisselement au Québec, il arrive que de toutes petites zones soient complètement inondées, ce qui provoquent la mort des arbres qui s’y trouvent.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

J’ai croisé à différentes occasions ceux qui avaient pris le départ avec moi et j’en ai rapidement conclu que tout le monde avait prévu d’effectuer sa première étape à Nominingue. A mon arrivée je me suis dépêché de trouver la pharmacie du bled parceque si j’avais prévu des conditions météos diverses (prends des moufles qu’y disait) , je n’avais pas prévu les coups de soleil. On retrouve sur le parcour les gares du chemin de fer original, elles ont été reconverties en postes d’information et en restaurants mais un des autres avantages du parc linéraire est que beaucoup de logements sont directement sur le parcour, à quelques dizaines de mètres de la piste. Pour ma première étape, j’avais choisi L’auberge des demoiselles qui est plus à l’écart. J’y ai été très bien acceuilli et l’endroit est vraiment super, directement en bordure du lac de Nominingue, avec une petite plage privée. Ma chambre était vraiment très bien aussi. Le seul bémol viendra de mon souper qui était très loin d’être mauvais mais en dessous de ce que j’espèrais, mais j’étais bizarement le seul à prendre le souper sur place. J’y ai aussi passé un grand moment de bonheur sur le ponton privé, avec quelques Rickard’s Red et un bouquin.


Retour au KultuurKaffee
11/11/2007 @ 17:37 . Catégorie :

Oui bon, ça va en faire sourire plus d’un mais voila, 10 ans plus tard j’ai remis les pieds au Kultuur Kaffee. Et on ne m’y a pas forcé, j’ai volontairement été m’explosé les oreilles sur de la drum’n'bass. Quelques explications s’imposent.

J’en ai déjà parlé mais j’éprouve un manque culturel important depuis quelques années et les sorties musicales en groupe qui avaient lieu quelques fois par an ont disparu du calendrier. Il n’y a pas de mystère la dessus, mon camarade John en était la principale locomotive et il n’a pas été remplacé depuis son départ pour le Québec. Si très occasionellement je fais un effort particulier ou si quelqu’un pense à m’inviter pour une sortie culturelle, les salles sombres et les stroboscopes de la musique électronique ont par contre quasiement disparu des mes horizons. Bon ce n’est pas que la faute des autres, j’ai passé ces deux dernières années un nombre incalculable d’heure enfermé devant des séries télés, films et autres jeux-video. Heureusement que le vélo a contrebalancé tout ça.

Or il s’est avèré que pendant les deux semaines que je viens de passer à Montréal, j’étais plutot du genre toujours dehors et ce presque inconsciement. Je suis donc revenu avec une certaine bougeotte. Quelques jours après mon retour j’ai consulté quelques pages web pour essayer de ne pas rater le passage en Belgique de quelques uns de mes artistes favoris. Il s’est avèrer que j’ai rater la venue de Somatic Responses au mois de septembre, ça m’a fichu en colère mais par chance j’ai découvert le passage à Bruxelles de Monolith au début du mois de décembre au Kultuur Kaffee.
C’est alors qu’un grand tilt s’est produit dans ma petite tête, ça fait 2 ans que j’habite à 300 mètres du Kultuur Kaffee et j’y ai pas mis les pieds une seule fois. Qui plus est la venue de Monolith s’inscrit dans une série de soirée appelée “Taking back mondays”, ou la bonne excuse pour faire aussi la fête le lundi, dont l’entrée est gratuite. Il y avait de la drum’n'bass deux lundis de suite, c’eut été ridicule de ma part de ne pas au moins aller jeter un oeil. Bon doucement hein, faut quand même aller bosser le lendemain et je suis pas devenu amateur de cigarettes depuis le temps, que du contraire.

En tout cas j’en ai profiter pour repèrer quelques sites qui ont des agendas intéressants pour au moins essayer de ne pas rater ce qui me plait. Il semblerait au premier coup d’oeil que la scène électronique Bruxelloise se porte assez bien.


Québec 2007, les premières heures
04/11/2007 @ 17:38 . Catégorie :

Pas de panique, je ne vais pas vous raconter mon séjour heure par heure mais le debut fut en tout cas assez particulier.

En ce qui concerne le voyage en avion, tout s’est vraiment bien passé avec la formule Air France en tgv jusqu’à l’aéroport Charles de Gaulle. Ce fut rapide et j’ai décidement de la chance à la réception des bagages, espèrons que ça dure. Signalons quand même que je suis passé tout juste à coté de quelques grèves de la sncf et d’Air France.
Pour pouvoir entreprendre mon escapade en vélo, il y avait une certitude, je devais être à Saint Jérôme vers 7h30 du matin le lendemain de mon arrivée. Saint-Jérôme, situé à 40km de Montréal, est le terminus de l’ancienne voie de chemin de fer maintenant reconvertie en piste cyclable. C’est de là qu’une navette transporte les participants à l’autre bout de la piste, c’est à dire 200 km plus loin d’où les participants reviennent à vélo à leur rythme.
Pour être sur place fin prêt à 7h30 du matin, je ne voyais pas beaucoup d’autres solutions que de loger à Saint-Jérôme la veille. J’avais donc réservé une chambre dans un Confort Inn qui allait être ma “fausse” première étape, fausse parceque je n’étais pas encore à vélo. Pour atteindre l’hotel en question, j’ai du prendre un bus qui va de la banlieue de Montréal à Saint-Jérome et ensuite un taxi jusqu’à l’hotel. Tout ça grâce à une organisation minutieuse, horaire du bus, montant exact du ticket en monnaie et numéro de téléphone de la compagne de taxi au cas où il n’y en aurait pas à la gare terminus du bus, tout ça dans mes poches. Sans oublier que pour être à 7h30 au lieu de départ de la navette il me fallait reprendre un taxi depuis mon hotel.
Et bien tout ça a parfaitement fonctionné et je peux vous dire que lorsque je me suis retrouvé à l’autre bout de la piste sur mon vélo de location, sous un superbe ciel bleu, j’avais du mal à contenir ma joie. J’étais exactement là où je mourrais d’envie d’être depuis des mois et je ne suis pas prêt d’oublier mes premiers coups de pédales.

Mais revenons un instant sur le début de ce périple. Une particularité du voyage en avion est qu’on a justement pas l’impression de voyager et c’est en général à la sortie de l’aéroport qu’on se rend compte des quelques milliers de kilomètres parcourus. A Montréal on est pas vraiment confronté à un changement radical, pas de palmiers ou autres “tropicalités” mais je me souviens la première fois il y a trois ans quand je me suis dis “merde alors j’ai franchi l’atlantique” en croisant les “gros camions américains” sur l’autoroute.
Comme c’était mon 4ème séjour, j’étais déjà plus habitué mais il y a toujours des choses qui provoquent ce genre de déclic :
- Mon bus était pil poil à l’heure.
- Sur la route vers Saint-Jérôme, j’ai bien du voir une dizaine de fois les mêmes enseignes.
- Le taximen écoutait un match de hockey à la radio.
- Il faut payer un pourboire au taximen.
- Le bar que j’ai trouvé à coté de mon hotel est en fait un resto qui fait bien sur partie d’une chaine, les East side Mario’s, on m’y a servi au bar une bière rousse, une Rickard’s red, dans un verre de la taille de mon avant bras et j’y ai regardé la fin du match de hockey. Plus de doute j’étais au Canada.
Petite paranthèse sur le pourboire, au lieu de paufiner mon calcul mental comme les autres années, j’ai mis dans mon portefeuille une petite feuille de papier avec les nombres de 1 à 50 multipliés par 1,15. Ce qui me donne en fait les prix de 1 à 50 dollars majorés de 15%. Une technique que je ne regrette pas.

Avant d’attaquer les nombreuses photos de mon périples, je dois vous donner quelques informations sur le trajet. L’ancienne voie de chemin de fer reconvertie porte maintenant le nom de parc linéaire du petit train du nord. Le train en question a disparu en faveur du réseau routier mais à l’origine le train a eu plusieurs rôles à jouer, de la colonisation francophone au transport de bois en passant par le sport d’hiver à Mont Tremblant pour les Montréalais. Il faut signaler que l’entièreté du parcour est intégré dans la route verte du Québec qui permet plus ou moins de traverser le Québec à vélo dans des conditions favorables. Mais comme je l’ai déjà dit avant mon départ le parc linéaire du petit train du nord fait l’objet d’une organisation touristique spécifique car il est possible de louer un vélo pour tout le parcour, de choisir soi-même les étapes et d’y faire transporter ses bagages. Bref de faire 200km de vélo en mode total relax. Signalons aussi qu’au moins 80km sont bitumés et donc accessibles aux rollers (patin à roues alignées) et en hiver le ski de fond et la moto-neige sont de sortie.

Quelques liens sur le petit train du nord :
http://www.laurentides.com/parclineaire/
http://www.geocities.com/jocelynvachet/traindunord.htm
Riding that train
Le P’tit Train du Nord : Transport du Parc Linéaire