Au mois d’aout dernier, je me suis pris deux jours de congé à l’occasion du 15 aout pour souffler un petit peu en attendant mes vacances au mois d’octobre. Or l’été fort maussade que nous avons connu cette année ne m’a pas beaucoup inspiré pour tenter l’une ou l’autre aventure vélocypédique dans un coin perdu de la Belgique.
Je me suis donc dépêché pour essayer de trouver quelque chose à faire avec mon vélo mais comme j’ai beaucoup de mal à budgetiser mes vacances et que je m’y suis pris un peu tard, j’ai laissé tomber toute formule d’hébergement pour finalement prendre la décision d’aller faire un tour à la côte Belge en formule journalière avec le train.
Je n’ai pas eu l’occasion de vous en parler mais au mois de juin, j’ai été rendre visite à mon copain Olivier et sa compagne Elke en campine et pour l’occasion j’ai fait le baptème de la formule train plus vélo. Or si la formule fonctionne de manière assez variable, cela reste en tout les cas assez stressant et s’il y a bien quelque chose que je voulais éviter c’est le stress. Vu que la côte Belge est l’endroit le plus facile pour louer un vélo, je ne me suis pas pris la tête et je me suis contenté de mettre mes fesses dans le train deux jours de suite. Bon je m’étais quand même procuré quelques cartes auprès des organismes touristiques pour pouvoir parcourir la côte et son arrière pays en long et en large mais c’est bien le seul degré de préparation que j’ai finalement entrepris.
Néamoins, après réflexion, j’avais décidé de ne pas me lancer tout de suite mais de plutôt consacrer une première journée à faire un peu de repérage et aussi pour confronter sans attendre un trop plein de souvenirs d’enfance de mes très anciennes vacances familiales annuelles à Blankenberge. Je ne savais pas très bien l’effet que cela aurait sur moi, même si je suis pas du genre à me laisser emporter par une vague de nostalgie et à fondre en larme devant le moindre petit chateau de sable, mais je ne pouvais pas nié la charge émotionnelle de tous ces souvenirs liés à feu mes parents.
Je me suis donc baladé à Blankenberge qui a l’avantage d’être suffisement grand pour ne pas avoir fait le tour en 30 minutes, à la recherche de tous les points de repères de mon enfance qui, il faut bien le dire, n’ont pas beaucoup bougé comme le “De lustige velodroom“. Mais il y avait cependant quelque chose que je ne voulais pas rater.
Vous connaissez peut-être le “pier” de Blankenberge, sorte de jetée touristique à l’architecture assez particulière et qui vient d’être récemment reconstruit dans une version plus épurée que le mastodonte de mon enfance. Le truc c’est qu’à marée basse, on peut s’aventurer à la base de l’édifice et que le mer se retire même derrière lui. C’était à l’époque mon terrain de chasse aux crabes favoris.
Je voulais donc absolument retrouver cet endroit à marée basse et fort heureusement une marée basse correspondait, ce jour là, avec le couché du soleil. Aussi j’avais bien l’intention de pousser mon petit appareil numérique dans ses derniers retranchements.
Le lendemain je me suis donc jeté sur les petites routes et autres pistes cyclables au milieu des polders de l’arrière pays. Grâce aux cartes que je me suis procurées j’ai vraiment beaucoup de matières à découverte. Comme je vous en avais déjà parlé il y a quelque temps,on retrouve également à la côte les fietsroute et les fietsnetwerk. En théorie les fietsroute devraient être plus intéressantes parceque chaque parcours permet de faire une boucle en passant par une séries de villages et autres curiosités qui sont documentés sur la carte que vous pouvez obtenir auprès de l’office du tourisme de la région. Mais en définitive j’ai plus l’impression que ces parcours sont élaborés pour que des touristes passent dans des endroits où normalement personne ne se pointerait. Non le plus amusant ce sont les fietsnetwerk, parceque comme son nom l’indique il sagit d’un réseau de pistes cyclables qui se croisent et s’entrecroisent. La particularité est que chaque croisement a son propre numéro et qu’il suffit de retenir par quel numéro on veut passer, quasiement plus besoin d’une carte. On peut composer grâce à ce système des balades très variées, courtes ou longues, et même jusqu’en Hollande. Disons le tout net, si vous avez envie de vous remettre sur un vélo sans faire de gros efforts, la côte est fort probablement l’endroit idéal.
Je compte bien remettre ça mais la côte Belge en haute saison c’est en environement difficile à contrôler où le pire cotoye le meilleur, je suis vraiment impatient d’y retourner en basse saison.




















































