I Love Belgium... and you?
Québec 2006, le trip (dernière partie)
26/02/2007 @ 23:22 . Catégorie :

Bon ben j’ai pris un peu de retard dans mon récit mais j’ai quand même bien l’intention d’aller jusqu’à la conclusion même si ça commence à remonter un peu loin dans le temps. En fait j’ai manqué de temps et l’accouchement de cette 4ème partie fut très long. Voici donc la suite de mon trip en Gaspésie en compagnie de Pierre-Patrick et Nathalie ;)

(Attendez la fin du chargement de la page pour profiter du visionneur de photos)

L’objectif principal de la 4ème journée de notre trip, avant de reprendre la route, était de s’approcher autant que possible du fameu rocher percé qui donne donc son nom à la ville de Percé. Nous savions dans l’absolu qu’il était possible selon les conditions d’aller jusqu’au pied du rocher, mais probablement pas sans se mouiller un peu les pieds. Inutile de dire que j’avais la ferme intention d’atteindre le rocher.
Après le petit déjeuner, c’est sous un superbe ciel bleu que nous avons quitté notre gîte du presbytère et pris la direction du rocher. Les conditions semblaient idéales et la marée basse s’annoncait pour la fin de la matinée mais je ne savais évidemment pas très bien comment les choses allaient se présenter, mais inutile de vous dire que mon petit appareil photo a crépité ;)
En réalité le rocher est quand même à une bonne distance de la “plage” mais à une certaine époque le rocher était attaché à la côte, il semblerait que la falaise était percée à deux endroits et qu’une partie se soit cassée la gueule, ce qui explique la faible profondeur entre la côte et le rocher actuel et qui permet donc de l’atteindre . C’est particulièrement visible sur les photos.

Le rocher percé donc Ici on voit bien le passage

Me voici donc face au rocher mais il y a une mer déchainée entre lui et moi (bon d’accord j’exagère ;)) Il y a déja un ou deux aventuriers qui se sont lancés mais la marée me semble encore un peu haute, surtout à certains endroits. Il fallait s’y attendre j’ai peut-être patienté 10 minutes mais pas plus et je me suis lancé. Il faut dire que vu les conditions et les gens qui commencaient à arriver au bout de la plage, je me suis dis qu’il y allait avoir foule et que c’est pas un peu d’eau qui allait me faire peur. J’ai commencé pied nu mais après 30 mètres j’ai vite remis mes sandales, ça faisait un mal de chien sur les gallets. Je vous livre donc des photos exclusives de la traversée et de la vue depuis le rocher ;)

A l'assaut du rocher

Bon j’ai pris mon pied je l’avoue et c’est pas de si tôt que je vais effacer le décor de ma mémoire. Au fur et à mesure que la marée descend il est possible de longer le rocher de plus en plus loin pour atteindre le fameu trou mais comme j’étais en peu trop à l’avance, ça sera pour la prochaine fois ;) Cela dit je ne me suis pas attardé non plus car on nous avait averti que le rocher subit une forte érosion et lorsque j’ai entendu un grand “POC” à 5 mètres de moi je me suis dit que c’était pas le moment de recevoir un bout de rocher sur la figure et j’ai refait la traversée, luttant également contre le flot de touristes.

C’est donc en fin de matinée que nous nous sommes mis en route pour entreprendre le retour vers Québec que nous allons faire à notre aise puisque nous avions prévu encore 3 étapes. La côte atlantique du Québec se nomme la baie des chaleurs et nous nous attendions à une version embryonaire de la côte d’azur, il n’en fut rien et le village balnéaire de Carleton, notre étape suivante, était vraiment très très embryonaire, quelques motels, une marina et un chouette bar. On était quand même en pleine saison et il n’y avait pas grand monde alors que certaines photos témoignent du contraire.
Les raisons de cette étape se résument à une seule chose, Le baie bleue, un motel qui a la particularité un peu spéciale d’être une des meilleures tables de la Gaspésie. Une fois n’est pas coutume nous arrivons donc assez tôt, en milieu d’après midi et le planning est bien simple, se la couler douce en attendant le souper. Pendant que PP et Nathalie goute à la piscine du motel, je suis parti à la recherche d’un débit de boisson digne de ce nom et ma foi, le seul bar convenable du bled n’est vraiment pas banal puisqu’il est à l’intérieur d’un vieux et long bateau échoué sur la plage, le bar bateau St-Barnabé. Je vais m’y enfiler quelques Alexander Keith’s, bière rousse de la nouvelle écosse ainsi que l’un ou l’autre cocktail “sex on the beach” sur la terrasse face à la mer, un grand moment de vacances. Si ça vous tente, j’ai découvert que le bar est à vendre ! Sinon notre diner fut à la hauteur, ici on fait pas semblant, il y a du métier, et ma carte de crédit s’en souvient.

Le lendemain, il n’y avait pas grand chose de prévu à part une assez longue traversée de la Gaspésié pour retourner vers le St Laurent et le village de Sainte Luce où nous nous étions arrêté 3 jours auparavant. Une analyse des différents guides et prospectus nous a quand même permis de visiter le parc national de Miguasha qui se trouvait sur notre chemin. De prime abord, rien de bien folichon puisque d’après les informartions que nous avions il était question de fossiles en tout genre, le parc s’est en fait matérialisé autour d’un gisement de fossiles particulièrement riche. Mais une fois sur place, certains préjugés se sont envolés, installation ultra moderne, accueil chaleureu et tonitruant, en fait on a beau être au milieu de nulle part, le site est un patrimoine mondial de l’UNESCO et ça se sent, les moyens y sont. Ce fut bien instructif, même si j’ai tout oublié.
Nous somme arrivé à Sainte Luce en fin d’après midi, au gite de la Maréchante, juste à coté de la maison des Gallant où nous nous étions arrêtés 3 jours auparavant. Inutile de vous dire que le style des habitations dans la région n’est pas du tout dépouillé, je trouve ça amusant mais ça fait bizarre de dormir dans une chambre de princesse. Le Saint Laurent est ici dans le fond du jardin et on a presqu’une vraie plage où je vais flaner un peu et remettre les pieds dans l’eau pour m’assurer qu’elle est toujours aussi froide. Comme quelques jours auparavant nous allons passer la soirée à Rimouski en compagnie des copains et copines de Nathalie.

Bière, bière and sun Je dois vraiment dormir ici ?

Le jour suivant nous allons trainer à Rimouski avant de partir vers St-Jean-Port-Joli, notre dernière étape avant le retour à Québec. Notamment au programme, la visite du musée de la mer de la Pointe-au-Père, ça peut faire peur, mais comme le musée des fossiles de la veille, ici aussi la qualité était au rendez-vous, bon accueil, installation moderne, etc. Alors qu’y a t il au musée de la mer me direz vous ? Et bien il faut savoir qu’un drame de l’ampeleur du Titanic s’est déroulé à cette hauteur sur le Saint Laurent il y a bientôt un siècle. En effet le navire Empress of Ireland git au fond du fleuve suite à la collision avec un autre bateau, le Storstad un bateau cargo norvégien. Mais le cargo n’a pas coulé, l’Empress of Ireland par contre transportait du monde, plus de 1000 passagers ont péris dans la catastrophe qui paradoxalement a été complètement éclipsée par l’éclatement de la première guerre mondiale. Le musée propose une reconstitution très réussie du navire et de la catastrophe.

Notre dernière étape à St-Jean-Port-Joli était aussi en quelque sorte une étape gastronomique avec un regard particulier puisque Nathalie y est née et y a vécu pas mal d’année. Notre gite était assez impressionant, une énorme maison avec un grand porche et des chaises à bascule ;) Le village de St-Jean-Port-Joli a des airs très balnéaires et est réputé pour ses sculpteurs, il y a de nombreuses expositions un peu partout mais c’est pas notre tasse de thé, on est venu pour manger non sans dabord trouver une terrasse bien agréable pour y boire quelques bières de la région. L’attraction gastronomique de la région est donc La Roche à Veillon, un café théatre réputé pour son restaurant La Boustifaille. Avec un nom pareil, vous l’aurez compris, il est plutot question de plats du terroir plutot que de gastronomie. Contrairement aux musées qui font peur, ici ce sont les plats qui font peur, entre la Tourtière québécoise et le Pâté de saumon sauce aux oeufs, vous avez heureusement un gamme de plats moins terrifiants mais qui sont quand même servis dans une bonne ambiance d’époque. Plus de peur que de mal finalement et le sentiment d’un devoir accompli, après avoir mis les pieds dans le St Laurent et mangé terroir, il ne me reste plus qu’à prendre leur fichu accent pour pouvoir me fondre dans la masse.
Ce soir là un très gros orage va s’abbatre sur la région de Québec, alors que nous en sommes à une centaine de kilomètres c’est déjà assez impressionant de voir un crépitement de flash au loin dans un ciel de plomb. Je vais quand même encore m’enfiler une ou deux bières au bar avant de me mettre un peu de musique de circonstance dans les oreilles et de m’installer sur une des chaises à bascules de notre gite, bien à l’abri sous le porche, au cas où.

Et voici encore quelques photos prises par PP pour cloturer ce récit sur notre trip en Gaspésie, prochainement sur vos écrans, mes aventures à Quebec city.
Le St Laurent au fond du jardin Le gîte du presbytère à Percé Le bateau bar St Barnabé