I Love Belgium... and you?
Québec 2006, le trip (3ème partie)
30/10/2006 @ 22:07 . Catégorie :

Ce jour là, nous devions couvrir une belle distance depuis le village de Sainte-Luce pour atteindre la ville touristique de Percé situé à la pointe de la Gaspésie, sur le golf du Saint Laurent avant l’océan atlantique. Le trajet est simple, suivre la rive sud du fleuve St-Laurent jusqu’au bout. Le décor s’annoncait intéressant puisqu’à partir d’un certain moment, la Gaspésie n’est autre que l’extrémité de la chaine montagneuse des Appalaches et que notre route allait se retrouver entre la montagne et la mer.
Sachant, après un examen du Lonely planet et du Guide du routard, que nous avions l’intention de nous arrêter à quelques endroits sur le chemin, nous avions un timing à respecter. Mais notre éloignement étant assez important, les attractions touristiques ne sont pas fort nombreuses ni fort époustouflantes, il y a certes des curiosités sympathiques mais par ici l’attraction touristique c’est la nature qui règne en maître.
Nous avons fait notre premier arret à la ville de Matane où nous voulions jeter un oeil la passe migratoire. Vous vous demandez peut-être ce que ça peut bien être une passe migratoire. Comme vous le savez peut-être, il y a plein de rivières et autres cours d’eau au Québec avec plein de vrais saumons dedans. La passe migratoire de Matane est donc un accès spécialement aménagé pour les saumons qui remontent la rivière Matane, un accès qui permet de contrôler la population des saumons dans la rivière.

Nous avons effectué notre deuxième arrêt à Cap-Chat (Cap-minou), pour aller jeter un oeil au parc à éoliennes. Car oui, non seulement le Québec jouit d’une force hydraulique énorme qui permet de produire quasi proprement beaucoup d’électricité revendu notamment en masse aux USA, mais en plus les Québecois fabriquent des éoliennes. La particularité du parc à éoliennes de Cap-chat est une énorme éolienne verticale. Hein verticale ???? J’avoue ne pas avoir compris avant de l’avoir vue. L’engin n’est plus en fonction mais il fait l’objet de visites et d’explications que nous n’avions malheureusement pas le temps d’apprécier. En tout cas, ça devait être bien impressionant quand ça tournait. L’engin et le parc sont bien visibles sur la photo de Google maps. Il y a également une photo prise en hiver sur le site http://www.info-gaspesie.com.

Une fois Cape-chat dans notre dos, nous allons froler les Appalaches et c’est alors une succession de méga bleds dans de superbes décors que nous allons traverser, souvent dans une topologie assez similaire, les villages étant situés dans des petites anses, souvent à l’embouchure d’une rivière et en bas du mont St bidule.

L’étape princiaple que nous avions prévu était le parc national Forillon à l’extrème pointe de la Gaspésie, donc pas loin de notre destination du jour en fait. Avant d’y arriver on a “joué” aux montagnes russes dans les Appalaches, des pentes à plus de 15%, j’ai adoré mais PP, qui tenait le volant, un peu moins ;)
En realité le parc Forillon n’est autre que l’extrémité de la chaine des Appalaches que des falaises viennent conclure dans l’océan. Il faut bien avouer que nous n’avons vu qu’une petite partie du parc, les parties facilement accessibles pour les touristes d’un jour. Définitivement ça me frustre et je ne mettrais plus les pieds dans un des nombreux et magnifiques parcs du Canada sans avoir l’occasion d’y passer au moins 2 jours. Finalement je rêve de pouvoir un jour en visiter plusieurs intensément.


Non je n’ai pas vu d’ours ni d’orignal encore cette année, bon j’ai pas vraiment cherché non plus, mais un porc-épic a décidé de nous barrer la route alors qu’on quittait le parc sous le soliel couchant, exactement la même chose qu’il y a deux ans au parc du Saguenay. Bon le petit animal est un peu loin sur ma photo mais j’ai trouvé une autre photo prise dans le même parc ;)
Nous somme arrivés à Percé un peu plus tard dans la soirée, notre gite n’était autre que l’ancien presbytère, une grande et belle maison, quoiqu’un peu ancienne. Le lendemain nous allons découvrir le fameu rocher percé (d’où le nom de la ville donc) sous un soleil de dieu le père avant de repartir vers le sud mais sur la côte atlantique cette fois.

Voici quelques photos prises par PP pour complèter et conclure cet épisode.


Lionel Samain s’expose
23/10/2006 @ 12:23 . Catégorie :

Un petit mot rapidement pour vous dire que mon pote Lionel expose ses biens belles photos à Bruxelles.

Ouaaah je suis tout culturé, je vais à un vernissage.


FACTS 2006
18/10/2006 @ 22:52 . Catégorie :

Comme annoncé il y a quelque temps, la convention FACTS 2006 s’est déroulé le weekend dernier à Gand. C’est avec joie et allégresse que j’ai pu m’y rendre en compagnie de quelques enthousiastes éclairés, François et Christophe. Nous étions un petit peu dans l’expectative puisque nous n’avions pas participé aux éditions précedentes et qu’on pouvait franchement se demander si un évenement de ce type rencontrerait suffisement de succès dans notre paysage culturel.

Nous n’avons pas été déçu, l’évenement n’était pas de taille microscopique et tous les ingrédients nécessaires étaient en place, de nombreuses boutiques, du cosplay (costumage??) et des vedetttes. Il y avait quand même pas mal de monde, beaucoups de Français qui ont fait le déplacement, Lille n’est pas beaucoup plus loin que Bruxelles.

On a quand même bien rigolé avec le cosplay. Star war était largement représenté, mention spéciale au robot télécommandé et à Chewbacca, mais il y avait un peu de tout finalement. Les boutiques étaient nombreuses et bien fournies même si certaines pièces ont sans doute été vendue la veille. Difficile de garder son portefeuille fermé dans ces conditions. Un certain nombre d’objet était tentant, figurines “manga” dénudées, faucon millénium et autre vaisseau d’Albator auraient bien leur place sur ma cheminée mais les beaux objets coutent chers, j’ai finalement craqué pour deux t-shirts.

Les invités prévus, comme Lance Henriksen et Michael Ironside, étaient bien là, pour finalement nous faire découvrir l’autre vie des acteurs qui n’ont pas de contrats plantureux pour assurer leur pension. Signer des autographes à 20€, c’est quand même pas très glamour.


Québec 2006, le trip (2ème partie)
10/10/2006 @ 21:39 . Catégorie :

Avant de poursuivre, voici une superbe photo prise par PP en relation avec mon post précedent, c’est votre serviteur sur la photo ;)

Ce matin là il faisait beau mais la brume était toujours de la partie. C’est en schoolbus qu’on est venu nous chercher pour rejoindre la chasse à la baleine. PP & Nathalie sont des habitués et parmis les différentes formules pour rendre visite aux cétacés, c’est la formule du gros bateau pénard plutot que le zodiac secouant qui a été choisie. Je n’attendais rien de vraiment spécial de cette expédition baleine, c’est un peu passage obligé pour tout amateur du Québec qui se respecte, me doutant un petit peu qu’il fallait beaucoup de chance pour voir un cétacé de près, mais j’aime toujours un petit tour vivifiant en bateau.

La brume ne nous a pas trop gêné et nous avons entre autre apparement eu la chance de croiser une baleine bleue, mais bon comme ces mammifères n’apparaissent à la surface que quelques secondes, et replongent pour réapparaitre on ne sait où, une baleine bleue reste une masse grisatre vu de loin. Il faut beaucoup de chance pour qu’une baleine réapparaise à 10 ou 20 mètres de votre beateau. A ma grande joie, la croisière comprenait un petit tour dans le fjord du Saguenay pour profiter du décor et aussi parceque les cétacés s’y aventurent souvent pour des raisons de nourriture et de température. Comme un fjord peut s’apparenter à une crevasse creusée par un glacier, même un gros beateau comme le notre peu froler les falaises du fjord qui continuent à pic sous l’eau. La profondeur du fjord du Saguenay peut atteindre jusqu’a 750 mètres, vu la masse d’eau, inutile de vous dire qu’elle est super froide.

Après notre petite croisière nous somme déjà à la mi journée et nous nous mettons en route pour atteindre Forestville plus au nord sur la rive du St-Laurent, le but est d’y prendre le traversier qui nous amenera à la ville de Rimouski, un peu plus au sud mais sur l’autre rive du St-Laurent qui, à cette lattitude, fait bien 40-50km de large. La route pour atteindre Forestville est un peu plus désertique, on commence à sentir notre éloignement, nous allons nous y arrêter à différents endroits pour profiter de quelque criques et petites plages. Nous nous arrêterons notamment aux Cap-de-Bon-Désir car notre guide Lony planet nous indique qu’il est parfois possible d’observer quelques cétacés depuis la rive. Et effectivement alors que je fais mon malin au milieu des ronces et des rochers, une baleine se pointe à une cinquaintaine de mètre de la rive, comme quoi les croisières de Tadoussac ne sont pas incontournables.

Nous sommes bien en avance pour le traversier et on s’occupe en observant les environs et notamment le chargement d’une barge remplie de copeau de bois, comme vous le savez peut-être l’industrie du bois est très importante au Canada. A nouveau sur l’eau pour traverser le St Laurent, on va profiter d’un soleil couchant vivifiant car le traversier est un engin assez rapide et ca fouette sévère sur le pont. La nuit est quasi tombée lorsque nous arrivons à Rimouski où nous devons dabord rejoindre notre bed & breakfast, situé à Sainte Luce un peu plus au nord avant de rejoindre des amis de Nathalie chez qui nous allons passer la soirée. La maison des Gallant est donc notre bed & breakfast pour l’étape, superbe maison et super accueil, on y croise une famille néerlandaise tout supris de nous entendre baragouiner quelque mots de flamand. Je n’ai pas vu grand chose de Sainte Luce mais ça m’a semblé fort joli et assez balnéaire avec ses quelques petites plages.

Ce soir là j’ai fait connaissance avec une délicatesse sucrée, le suc’ à la crème. Je sais ça fait peur et y a de quoi. Imaginez que vous dégustiez un bon donut avec un glaçage, ben le suc’ à la crème c’est la même chose… sans le donut. J’en ai mangé l’équivalent d’une grosse praline, je me suis couché avec le coeur au bord des lèvres. Sucre, crème et beurre, si vous mangez quelque chose au Québec qui comporte au moins 2 des ces 3 mots dans son appelation, vous pouvez vous accrocher.

Le lendemain on attaquera les choses sérieuses, on aura une belle distance à couvrir en suivant la rive sud du St Laurent jusqu’au bout de la Gaspésie, on reviendra à Sainte Luce 3 jours plus tard par l’intérieur des terres.

Comme PP a un appareil photo équippé d’un objectif digne de ce nom, je vous mets encore quelques unes de ses photos.