I Love Belgium... and you?
Le pavé numérique de Coditel
25/06/2006 @ 10:59 . Catégorie :

Personnellement je n’ai plus la télédistribution mais si vous habitez certaines communes de Bruxelles, vous avez peut-être reçu une offre de la part du cable-opérateur Coditel qui propose désormais l’intégralité des chaines diffusées sur le cable en qualité numérique.

Normalement j’applaudirais des deux mains mais les intentions de Coditel sont de convertir entièrement son réseau en numérique et de laisser tomber l’analogique, apparement pour 2007. Les conséquences ne sont pas des moindres.

Examinons un peu la technique. Les téléviseurs et magnétoscopes de monsieur tout le monde ne sont pas en mesure de réceptionner la télé numérique, il faut passer par un décodeur externe. Cet appareil décode le signal transmis sur le cable et le restitue vers le téléviseur ou le magnétoscope via une autre connexion video, classiquement la connexion péritel (scart).

Au moins 3 conséquences majeures me viennent à l’esprit.

- Premièrement, l’offre de base comprend un seul décodeur. Si, comme c’est souvent le cas, vous avez 2 ou 3 téléviseurs, dans votre chambre ou celle du gamin, soit vous ne regardez plus la télé sur vos téléviseurs additionnels, soit vous louez des décodeurs supplémentaires. Vous n’êtes donc plus en mesure de faire la même chose qu’auparavant pour un même tarif.
Vous vous demandez peut-être s’il est possible de raccorder plusieurs téléviseurs sur un même décodeur. Techniquement oui mais le décodeur décode une seule chaine à la fois, donc tous vos téléviseurs affichent la même chaine en même temps.

- Deuxièment un acquis technologique vieux de 20 ans tombe à l’eau, celui de pouvoir enregistrer une chaine et d’en regarder une autre. Cette possibilité bien pratique était possible du fait que vos magnétoscopes, téléviseurs et autres graveurs de dvd sont chacun équipés d’un “décodeur” (tuner) analogique, chacun de vos appareils est en mesure de “choisir” une chaine analogique. Comme les chaines analogiques vont disparaitre, vous serez obligez de regarder/enregistrer une seule chaine à la fois, celle qui sera décodée par le décodeur numérique. C’est déja le cas avec les utilisateurs de BeTV/Canal+ et Belgacom TV, ils ne sont pas en mesure de regarder un chaine numérique et d’enregistrer une autre chaine numérique.

- Troisièment, et ça concerne encore l’enregistrement des émissions télés. Lorsque vous désirez programmer un enregistrement à une heure précise, vous devez effectuer une double programmation puisque le décodeur numérique doit décoder la chaine que vous désirez enregistrer au bon moment. Avec une conséquence directe sur les enregistreurs dvd équipés de disque dur dont le marché est en pleine expension. Ces appareils permettent l’enregistrement des émissions télés sur disque dur sans plus devoir se soucier des cassettes vidéos. Or ces appareils sont entièrement dépendant du système analogique actuel et notamment du télétexte. Les enregistrements effectués par ces appareils comportent le nom de la chaine et le nom de l’émission qui a été enregistrée, pour vous permettre de vous y retrouver dans tous les enregistrements que vous effectuez sur votre disque dur. Une fonctionalité indispensable pour ces genres d’appareil qui seront quasiement complètement inutilisables sur le réseau Coditel dès que l’offre analogique aura disparue.

Evidemment selon Coditel, il n’y a que des avantages…

Même si certains équippements modernes comme certaines télévisions lcd/plasma sont équipées de décodeur numérique, ce sont des décodeurs pour la télévision numérique terrestre (tnt, dvb-t) qui n’est sans doute pas compatible avec le signal diffusé sur le cable. Les cable-opérateurs ne voudraient probablement dailleurs pas que ce soit compatible.


Vacances -30
25/06/2006 @ 9:50 . Catégorie :

Youpi ! Plus qu’un mois avant mon départ pour le Québec.

Il est temps de sortir la check list pour ne rien oublier, il y a quand même quelques petites particularités cette année.


iDon’t
12/06/2006 @ 12:42 . Catégorie :

C’est devenu un argument commercial pour SanDisk.

Et dans un autre genre :


Toute boite
11/06/2006 @ 13:24 . Catégorie :


46,7 et 2
11/06/2006 @ 13:15 . Catégorie :

Ce sont les chiffres du weekend, 46.7 kilomètres et 2 krieks. PP avait reperé un compteur pour vélo pour pas cher au brico et je l’ai installé samedi juste avant de repartir à l’assaut de la forêt de Soignes. Avec ce soleil et ces températures estivales les balades dans une forêt fraiche sont évidemment un must. La forêt de Soignes est très variablement pratiquable pour mon petit vélo, j’essaye donc de repèrer les bons itinéraires. Ce samedi j’ai parcouru la forêt en long, en large et de travers. Résultats au compteur pour l’après-midi, 46.7 kilomètres de parcouru, un chiffre astronomique selon mes standards. Et cette fois-ci je me suis arrêté aux terrasses de Jesus-Eik, qui sont moins bondées le samedi que le dimanche, pour engloutir 2 morts subites qui je dois bien l’avouer avaient un gout tout particulier de plénitude.


Tervuren et pentecôte
06/06/2006 @ 14:58 . Catégorie :

Ce blog est en train de prendre l’allure bizarre d’un compte rendu de mes weekends à vélo. C’est inattendu mais pourquoi pas. On annoncait un weekend sec mais pas spécialement beau, c’est amplement suffisant pour échaffauder des plans de balade. Dommage quand même pour mes photos qui rêvaient de ciel bleu qui a quand même fini par arriver lundi.
Avec le congé de pentecôte, j’ai pu aligner un certain nombre de kilomètre, l’objectif samedi était le parc de Tervuren à coté du musée royale de l’Afrique centrale. Ma dernière visite du musée remonte à quelques années et je m’y rendais quand même de temps en temps quand j’étais fort jeune mais un manque de temps m’a systématiquement empêché de visiter le parc plus en profondeur. Cette fois-ci j’y allais pour le parc, que je trouve vraiment super et beaucoup plus grand que ce que j’imaginais, encore un héritage de notre esclavagiste en chef, Léopold II.

Petite surprise au détour d’un chemin dans une partie moins visitée du parc, je tombe sur une équipe de tournage et je reconnais assez rapidement le couple Kelly Pfaff et Sam Gooris, personnages bien connus du paysage audiovisuel flamand puisque Kelly Pfaff n’est autre qu’une des filles de Jean-Marie Pfaff, la légende footbalistique nationale, dont la famille est au centre de la sitcom aux airs de téléralité De Pfaff, qui vient de finir sa 4ème saison.

Dimanche, je me suis un peu réservé pour refaire du vélo le lendemain et j’ai été jeté un oeil du coté du marché médiéval d’Etterbeek, pas spécialement intéressant si on y va pas pour faire bombance. J’ai rarement vu un tel étallage de cochonnailles et d’alcohols louches et sucrés. Lundi j’ai continué l’exploration de la forêt de Soignes et j’ai fait un bon petit tour en passant par Jesus-Eik où je ne me suis même pas arrêter pour boire une kriek.

PS: vous avez probablement remarqué un petit ravalement de façade sur ce blog, quelques petites nouvelles fonctionnalités à gauche et à droite. J’ai installé un nouveau système pour visionner les photos, très pratique mais il ne fonctionne que lorsque l’entièreté de la page a été chargée.


Films en vrac
02/06/2006 @ 9:58 . Catégorie :

- Saw 2. Le premier opus m’avait fortement marqué, j’étais donc un peu réticent face à ce sequel sortit dans nos salles moins d’un an après le premier. L’ensemble fonctionne plutôt bien, le suspens est suffisement prenant, les victimes subissent des atrocités qui se suivent et ne se ressemblent pas et le twist du scénario n’est pas trop indigèste. Mais on reste en dessous de l’original selon moi, l’intérêt reste donc assez limtié.

- Der untergang. Voila un film qui a déjà fait coulé pas mal d’encre. Der untergang, ou “La chute” en français nous relate donc les derniers moments du 3ème reich et d’Adolf Hitler. Le film comporte plusieurs facettes qui forment un ensemble vraiment très intéressant, riche en débat. Dans un premier temps, il faut savoir que le film s’articule autour de la jeune secrétaire d’Adolf Hitler, Traudl Junge, qui a donc vécu l’épilogue du 3ème reich dans la promiscuité du bunker d’Adolf Hitler, et qui nous a donc livré son témoignage peu avant sa mort en 2002. Une des facettes les plus importantes est qu’il sagit d’un film allemand qui brise sans doute complètement certains deniers tabous, notamment grâce à l’acteur suisse allemand, Bruno Ganz, qui nous livre une performance à couper le souffle dans le rôle d’Adolf Hitler. En tant que spectateur, le chute de Berlin n’en est pas moins la chute fascinante d’un empire et une chute écoeurante de part les logiques de l’Allemagne qui ne savait pas, qui ne voulait pas savoir et le jusqueboutisme des groupuscules nazis, qui déciment la population lorsqu’elle ne fait pas volte face à l’armée rouge, et d’Adolf Hitler complètement aveuglé dont le raisonement reste implacable, si le peuple allemand ne peut vaincre l’ennemi, il doit disparaitre, pas se rendre.
Au delà du vertige et des étouffements du spectateur, celui-ci est placé malgré lui dans une situation proche d’un voyeurisme peut-être nécessaire. Un rapprochement osé entre la vie quotidienne au sein du bunker et un certain type de télé réalité ne manquera pas d’en interperler certains.

- Haute tension. Ah ! C’est pas tous les jours qu’un film français vient éclabousser mon installation avec du sang frais. J’ai découvert le réalisteur Alexandre Aja avec son remake de The hills have eyes au festival du film fantastique cette année et j’ai rapidement inscrit le visionnage de son film précédent, Haute Tension, à l’ordre du jour. Le moins qu’on puisse dire est que ce film ne fait pas dans la dentelle, dés le debut on ne chipote pas, c’est même un peu déroutant tant on est habitué à une certaine progression dans les films d’horreur. C’est quand même agréable de regarder un film de 90 minutes qui ne perd pas son temps. Haute tension est un film assez simple, un ’survival’ très efficace avec ce cher Philippe Nahon dans le rôle du prédateur/violeur/charcutier. Le scénario comporte un petit twist pas spécialement plausible mais pas indigeste non plus.

- Takashi Miike’s Imprint. C’est quand même avec une certaine expectative que j’ai pu regardé l’épisode réalisé par Takashi Miike de la série télévisuel Masters of horror dont certains épisodes ont été projetés au festival du film fantastique. Pour rappel, cet épisode en question n’a donc pas été diffusé aux USA.
Difficle de juger de la qualité de ce moyen métrage qui souffre d’un problème de language puisque l’épisode est une production japonaise qui doit s’efforcer de parler anglais, le jeu d’acteur s’en ressent. Au moins, par comparaison à d’autres réalisations de Miike, l’ensemble tient plus ou moins la route, ce n’est pas un délire qui n’a ni queue ni tête. Imprint est très dur et très cruel, les scènes de torture dont il a été question sont au moins du même niveau que ce qu’on a pu voir dans Ishi the killer. Takashi Miike est là où on l’attendait, il incarne l’idée que je me fais d’un cinéma extrème qui ne recule devant rien, ceux qui ont vu Visitor Q savent de quoi je parle. Pour un aperçu détaillé (SPOILERS) : http://www.mandiapple.com/snowblood/imprint.htm