





A la base j’ai une préférence pour le médiéval fantastique, non pas parceque je n’aime pas la science fiction mais parceque je pense que le médiéval fantastique est généralement plus facile à lire de part une base plus terre à terre et concrète à l’inverse des univers alembiqués et trop futuristes souvent présents dans la science fiction.
Toutefois lorsqu’un roman médiéval fantastique s’étend sur plusieurs volumes, on a immédiatement des craintes vis à vis d’une autre forme de complexité lorsque le roman relate une épopée de grande envergure où les acteurs et les lieux sont trop nombreux et qu’il faut presque prendre des notes pour arriver à suivre.
J’ai ainsi tenté de commencer deux séries de bouquins, le Trône de fer de George R.R. Martin et L’assassin royal de Robin Hobb. Or les 50 premières pages du Trône de fer ont exactement confirmé mes craintes, trop de lieux, trop de personnages, beaucoup de pages nécessaires pour tout mettre en place. Je l’ai vite rangé pour une autre fois.
Par contre dés les premières pages du premier volume de l’assassin royal je n’ai pas été assomé par des tonnes d’informations, il s’y passe des choses bien concrètes qui ne tardent pas à être prenantes. De plus le véritable nom de Robin Hobb est Margareth Astrid Lindholm, un auteur féminin qui apporte une immense psychologie à ses personnages ainsi que de la sobriété dans l’univers et de la finesse dans les intrigues. Disons le tout net, en ce qui me concerne l’Assassin royal est une oeuvre majeure du genre qui a l’avantage d’être tout particulièrement abordable et très facile à lire si vous n’êtes pas spécialement amateur du genre. Je n’ai en tout cas jamais dévoré des pages à un tel rythme jusqu’ à me surprendre à lire en pleine rue.
J’ai lu l’édition poche de chez J’ai lu (dont les couvertures sont affreuses) mais l’oeuvre de Robin Hobb est aussi connue en français sous le nom de La citadelle des ombres chez Pygmalion dont voici la quatrième de couverture du premier tome :
Aujourd’hui, en France et à l’étranger, La Citadelle des Ombres est unanimement salué comme l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature fantastique du XXe siècle, à tel point que certains le comparent au Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien. Impossible, en effet, de n’être pas envoûté dès les premières pages par la force et le réalisme de l’intrigue, le foisonnement des péripéties et leurs rebondissements, l’atmosphère de mystère et de magie de plus en plus oppressante au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans l’action. Au royaume des Six-Duchés, dans l’inquiétant décor d’une forteresse battue par les vents et les flots, Fitz, un jeune garçon issu d’une lignée royale, fait à la cour le rude apprentissage de la vie. Un maître d’écurie, étrange et bourru, lui prodigue conseils et affection ; un vieux sage, isolé au sommet d’une tour, l’initie à la délicate perception du Bien et du Mal ; des molosses qui l’ont adopté lui apportent réconfort et protection. Commence alors pour le jeune homme un long voyage initiatique semé d’embûches et de trahisons. Un voyage sans retour au bout de l’angoisse, de l’amour, de la désespérance. Confronté aux cruelles exigences de la loyauté, existe-t-il pour lui une autre voie que celle du sacrifice ? Avec un art consommé du suspense et une connaissance du coeur humain dont elle a le secret, Robin Hobb nous entraîne dans une bouleversante et superbe épopée.