On peut dire que je n’ai pas trainé pour dévorer les 12 épisodes de la première saison de ce qui pourrait bien être la plus grande série télévisée de tout les temps.
Lors de sa diffusion sur Canal+ (BeTv), je n’ai pu voir que les deux premiers épisodes en entier puis j’en ai trop raté pour pouvoir suivre. J’avais déjà pu constaté que Carnivàle allait certainement redéfinir la notion de sérié télévisée car l’ambition de la sérié nécessite une production immense avec des moyens conséquents. La chaine à payage américaine HBO, après le succes de séries comme Band of brothers et The Sopranos, a certainement décidé d’aller plus loin pour se risquer dans une telle aventure.
Le thème principal de la série permet de bien comprendre le challenge et l’envergure de la production, Carnivàle raconte la vie d’une caravane de cirque (traveling carnival) durant les années 1930 aux USA en pleine crise économique. La série s’articule autour d’une gallerie de personnages qui participent à cette caravane de cirque, à mis chemin entre le “freak show” et la fête foraine. Ainsi une partie de l’histoire est construite de manière désormais assez classique, certains épisodes se concentrant plus particulièrement sur tel ou tel personnage.


Mais la base de l’histoire est bien plus complexe. Le premier épisode nous présente deux personnages dans deux contextes très différents, le frère Justin Crow, curé méthodiste qui vit en californie et Ben Hawkins receuilli par le “carnival” alors qu’il était en train d’enterrer sa mère, morte d’une pneumonie, à coté de ce qui était la ferme familiale ballayée par un bulldozer. On prend la réalité de l’époque en pleine figure.
Chaque épisode bascule d’un contexte à l’autre, ce qui explique une certaine complexité dans la narration mais en réalité il suffit d’être suffisement concentré pour bien suivre.
Malgré les différences évidentes, on pense quand même assez rapidement à Twin Peaks car l’ambiance s’installe dés le début de la série, des choses étranges et mystérieuses commencent à se produire autour des deux personnages principaux et les coulisses du carnival commencent à révéler bien des bizzareries.
La situation dans laquelle se trouve le pays devient rapidement un élément primordial de l’histoire car si la crise économique de l’époque fait partie de la cultre générale, la série présente un aspect de l’époque que je ne connaissais pas, le Dust Bowl. Non seulement la situation économique est désastreuse mais plusieurs états sont frappés par une véritable plaie d’Egypte. Suite à une politique agricole désastreuse d’après guerre, une terre fertile va se transformer en désert qui va alimenter d’énormes tempêtes de poussière et de sable qui iront toucher les grandes villes côtières jusqu’à donner une teinte de rouge à la neige qui tombe sur la Nouvele Anglettre. Sécheresses et tempêtes de sable meurtrières vont jeter des milliers de fermiers sur les routes et poser des problèmes d’immigration dans les autres états. C’est au coeur de cet enfer, dans l’état de l’Oklahoma que Ben Hanwkins est receuilli par le carnivale.
Pour une première saison, on peut dire que le résultat est vraiment très impressionant et captivant. De plus, comme les autres séries de HBO, ce n’est pas une série édulcorée par la censure ou le politiquement correcte. La deuxième saison est apparement en cours de diffusion aux usa. Donc patience pour la suite.
A voir d’urgence dans son intégralité !
- Le site de la série chez HBO. (à éviter pour ne pas trop en apprendre avant d’avoir vu la série)
- Un film d’époque produit par l’administration sur la lutte contre le dust bowl : Rain for the earth (prenez le format divx)
- La nouvelle série de HBO, Deadwood.














