I Love Belgium... and you?
Des forêts et des vallées svp !
12/02/2009 @ 13:49 . Catégorie :

Cette année j’ai remis les pieds au salon des vacances au Heysel. J’y avais été en 2007 à la recherche d’un périple vélocipédique et j’étais revenu avec pas mal de documentation. Mais l’opportunité de faire du vélo au Québec s’est présentée et j’ai mis tout cela un peu de coté depuis. Faire du vélo en vacances reste quelque chose auquel je tiens mais je sais maintenant que me taper plus de 3-4 jours de vélo pour traverser je ne sais quelle région n’est pas ce que je cherche, il me faut plus de variations.
Aujourd’hui, suite à mon trip à vélo dans les Laurentides en 2007 et, à l’opposé, la visite de New-York en 2008, c’est clairement vers la nature que je veux me tourner. Je veux me dépenser dans les bois, traverser des forêts et gravir des montagnes (à pied).
Je me suis donc rendu au salon des vacances, non pas pour fixer précisément mes prochaines vacances mais pour trouver une destination qui corresponde à mes critères qui sont nombreux et pas toujours évident.

- Premièrement l’endroit doit être à proximité de la nature, en 10-15 minutes à pied je dois avoir quitter l’agglomération et me retrouver dans les bois. De préférence il faut aussi une région vallonnée, pas un truc tout plat.
- Deuxièmement l’endroit ne doit pas être un trou perdu, l’idéal étant une petite ville suffisamment touristique, histoire de pas trop s’emmerder le soir.
- Troisièmement, l’endroit doit être joignable sans voiture, étant toujours piéton.

J’ai passé, dans mon enfance, quelques vacances familiales du coté de Bouillon qui correspond assez bien à ces critères mais bon je souhaite quand même élargir mon horizon. Il y a bien une ou deux autres possibilités dans les Ardennes Belges et le Namurois mais avec un petit coté de trop peu. Aussi mon regard est tourné vers la France et vers la Suisse.
Fort heureusement la France est sur-représentée au salon des vacances. Mais comme je m’y perd assez bien entre les régions et les départements, j’y ai été franco. “Y a t il des forêts et des vallées dans votre coin ?”, ai je demandé à tort et à travers.

Résultat des courses : l’Alsace ! Bon y a pas mal d’autres possibilités, notamment l’Auvergne et l’Ardèche. Gerardmer, juste à coté de l’Alsace, a aussi piqué ma curiosité. Mais j’ai trouvé un endroit qui semble parfait en Alsace, la vallée de Munster qui fait partie du parc naturel régional des ballons des Vosges. Il y a plusieurs vallées, l’une à coté des autres, mais celle de Munster semble réunir pas mal d’avantages :

- C’est donc une vallée avec des bois et des dénivelés jusqu’autour des 1500 mètres, et de l’autre coté des cols, il y a d’autres vallées. Comme c’est pas trop haut, il y a un bon équilibre avec les bois, vu qu’au dela de 1500 mètres il n’y a plus beaucoup d’arbres.
- La vallée est bourrée de chemin de randonnées, à pied et en vtt, dont 3 chemins de grandes randonnées (GR).
- Un des fronts de la première guerre mondiale traversait la vallée, y a des vieux fantômes à visiter.
- C’est la seule vallée dont le chef lieu, Munster, est joignable en train. Et devinez quoi, j’ai juste deux trains à prendre au départ de Bruxelles. Saviez vous qu’il y a tous les jours 3 trains qui partent en direction de la Suisse ? Et bien ces 3 trains passent par l’Alsace et la ville de Colmar d’où part un petit train vers la vallée de Munster. C’est y pas merveilleux.
- Il est possible d’un peu se balader à vélo dans la vallée de Munster. Je ne parle même pas du vtt parceque là je sais même pas par où commencer. Mais il y a surtout une piste cyclable qui rejoint la ville de Colmar à une vingtaine de kilomètres. Donc non seulement je peux aller visiter Colmar, véritable condensé de l’Alsace,  mais savez vous ce qui se trouve entre les vallées et la pleine du Rhin ? Le piémont et ses vignobles !
- Je ne dois pas vous dire qu’on y mange bien ;)

Prochaine étape, budgétiser un séjour d’une bonne semaine pour le mois de septembre ou peut-être plus tôt. On en reparle.


Bruges 2008, dernière partie
26/09/2008 @ 13:06 . Catégorie :

Le soir de mon arrivée était déjà l’occasion de faire un peu de repérage mais c’est le lendemain, jeudi 1er mai, que j’ai effectué ma première grande exploration sous une météo très mitigée. Comme c’était la journée de la procession du Saint Sang, il y avait pas mal de monde dont un bon paquet de grenouilles de bénitier venues de toutes la Flandres Occidentales puisque que la procession du Saint Sang est un évènement très religieux. En effet le Saint Sang est en réalité une relique, un peu de sang du Christ dans un flacon en cristal de roche, qui aurait atterri à Bruges suite au sac de Constantinople lors de la deuxième croisade. La procession en soi trouve ses origines au 13ème siècle, ce qui est assez impressionnant. Evidemment ce n’est pas ma tasse de thé mais occasionnellement ça reste rigolo. Aussi je me suis glissé dans la foule sur le parcourt de la procession et j’ai commencé à mitrailler, comme tout le monde d’ailleurs, la procession et son paquet de figurants sensé représenter la chrétienté à travers les ages.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

Mais ce qui m’intéresse tout particulièrement c’est le coté identitaire de ce genre d’évènement. Je ne sais pas à quel point la procession est importante pour les Brugeois d’aujourd’hui mais je sais que le Bruxellois que je suis éprouve un manque de ce coté. J’ai toujours été un peu jaloux des villes qui vivent au rythme d’un évènement populaire très important comme les fêtes de Pampelune ou la Ducasse de Mons.
Il est de notoriété publique que l’Ommegang de Bruxelles est un évènement barbant pas vraiment populaire et même plutot destiné aux nobliaux pas spécialement Bruxellois. A contrario du Meyboom qui a lieu tous les ans au mois d’aout. Pourquoi, après pas loin de 40 ans d’existence, je n’ai jamais assisté ni à l’un ni à l’autre ? Mes parents ayant fuis les campagnes après la 2ème guerre mondiale, je comprend bien qu’aucune tradition Bruxelloise ne m’a été transmise mais même autour de moi ces événements sont complètement ignorés. Et ce n’est pas la très artificielle zinneke parade qui va combler ce vide.

Le lendemain, vendredi 2 mai, il était temps de remonter sur mon vélo mais comme la météo s’annonçait encore incertaine je me suis contenter de rouler dans les environs de Bruges entre les beaux quartiers et les polders, reportant ainsi au samedi ma grosse randonnée en hollande. C’est encore une fois grâce au fietsnetwerks que j’ai pu planifier tout ça car le même système s’étand aux Pays-Bas. Il est même possible de recevoir au bureau du tourisme des petits papiers qui s’attachent aux guidons de vélos pour y noter les numéros d’intersection par lesquels on désire passer. Bon, d’expérience, il est toujours préférable d’avoir une carte en réserve en cas de paumage total. Ainsi ma randonnée du samedi m’a emmené jusqu’à la petite ville de Bresken sur la rive sud de l’embouchure de l’escaut en passant dabord Damme et Sluis. A Bresken, il est possible de prendre un traversier pour atteindre l’autre rive et s’enfoncer d’avantage dans les Pays-Bas. Détail amusant le traversier est totalement intégré dans le système de piste cyclable. C’est sur le chemin du retour que j’ai pris un pied incroyable sur un chemin le long de la mer sur les dunes en direction de Knokke. Je recommande chaudement ce trajet.

Dimanche, le jour de mon départ, j’ai encore fait une belle balade à pied en m’éloignant un petit peu du centre historique et j’ai été témoin d’un émbouteillage fluviale. Sur les précédentes photos, vous avez certainement remarqué la valse des petits bateaux bourrés de touristes mais il faut savoir que la navigation privée n’est pas autorisée sur les canaux du centre historique. Or il est bel et bien possible de se rendre à Bruges en bateau mais pour cela il faut atteindre un petit canal qui fait office de marina pour amarrer son bateau. Et pour atteindre ce canal il faut lever un certains nombre de ponts situé le long de l’axe périphérique de la ville. Résultat pour ne pas devoir lever les ponts à chaque fois qu’un bateau se pointe, tout se fait en une fois en coinçant la circulation pendant un bon moment.

Ces petites vacances m’ont bien plu mais je dois bien avouer que les polders et la campagne flamande avec ses odeurs je commence à connaitre, j’hésite donc à réitérer la formule.


Bruges 2008 1ère partie
17/08/2008 @ 17:58 . Catégorie :

Fin avril je me suis donc rendu à Bruges en vélo pour y passer quelque jours de vacances. En y regardant d’un peu plus près c’était une première du genre sous bien des aspects. Tout d’abord les 130km pour atteindre Bruges furent une première pour moi, même si ma condition physique me permet ce genre de chose, j’ignorais dans quel état j’allais arriver. Ensuite l’utilisation de sacoches “fonte” pour transporter quelques vêtements fut également une première, j’ai reçu pour l’occasion deux sacoches de marque Agu à prêter. Mais de manière plus générale l’idée était de tester une certain concept de mini vacances vélo en choisissant une ville comme base de départ de plusieurs randonnées dans la région. Sans oublier que je me suis franchement demandé s’il était encore possible pour moi de me sentir en vacances à 100km de Bruxelles.
Bruges s’est imposée assez rapidement comme base idéale pour l’expérience puisqu’il est possible de partir en vélo dans toutes les directions et notamment en direction de la côte et de la Hollande, le long de superbes canaux. De plus c’est pas plus mal si la base est une ville très touristique, ça permet de varier les activités, notamment en cas de météo défavorable et d’avoir pléthore de restaurants et autres bars sous la main. Seul inconvénients, le prix de l’hébergement qui est n’est pas le même qu’un gîte en pleine cambrousse. Pour trouver mon hébergement, le dvd-rom des cartes topographiques de Flandres “spécial vélo”, dont je vous ai parlé récemment, propose quelques adresses bien adaptées pour les randonneurs à vélo et je me suis trouvé le petit hotel à 50€ la nuit. C’était de justesse quand même parceque le tenancier m’a informé que le 1er mai était, en plus d’un jour férié propice aux petites vacances, le jour où à lieu la procession religieuse annuelle du “Saint Sang” dont j’ignorais totalement l’existence. Ma curiosité était évidemment piquée au vif et je me frottais d’avance les mains de pouvoir faire quelque photos de figurants ridicules.

J’ai effectué ma réservation un mois à l’avance et j’avoue que deux petits soucis m’ont un peu tenailler les tripes la semaine avant la date fatidique du départ que j’avais prévue pour le 30 avril. Premièrement j’avoue que je n’ai pas pensé à l’évidence même, c’est à dire la météo Belge. Rétrospectivement parlant je me rend compte qu’il n’est pas vraiment possible de planifier des vacances en Belgique sans prendre un certain risque météorologique qui n’est pas sans importance quand on veut faire du vélo. Aussi si je décide de remettre ça, cela se fera 2 ou 3 jours à l’avance quand les prévisions sont bonnes. Je me rend compte pourquoi ceux et celles qui doivent planifier leurs congés 6 mois à l’avance choisissent des destinations ensoleillées. En réalité la météo avait surtout son importance pour le premier jour, pas question de faire 130km sous des tonnes de pluie. Pour les autres jours, Bruges avait quand même de quoi m’occuper et j’avais de toute manière l’intention de revenir en train. Quoi qu’il en soit j’avais aussi des alternatives pour le jour du départ, je pouvais prendre le train avec mon vélo ou prendre le train sans mon vélo et en louer un sur place, mais j’avais vraiment envie de me taper ces 130km. Le deuxième petits soucis, plus personnel, est que j’allais me retrouver encore une fois tout seul dans une ville qui n’est pas sans avoir quelques relants romantiques. Ca ne me perturbe pas plus que ça en général, j’assume, mais parfois ça peut faire mal. Genre si je décolle mon nez d’un bouquin et que je me rend compte subitement que je suis le seul célibataire dans un resto blindé de couples, vous voyez le tableau. Je me faisais donc quelques scénarios de déprime sous la pluie.

Tout s’est quand même joué le jour même du départ parceque la météo s’annonçait très variable et qu’il allait assurément pleuvoir. Mais j’ai surveillé les radars de précipitations et c’est après le passage d’une zone pluvieuse, vers 11h du matin, que je me suis lancé. J’avais évidemment bien préparé le trajet avec mes cartes et quelques conseils avertis. Le trajet prévu peut se découper en 4 parties, sortir de Bruxelles, atteindre l’Escaut, suivre l’Escaut jusqu’à Gand et ensuite jusqu’à Brugges. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus rapide mais c’est une formule assez simple qui ne nécessite pas d’avoir tout le temps le nez dans une carte. La sortie de Bruxelles par la chaussée de Gand un mercredi matin fut quand même assez délicate et ça m’a bien pris une heure pour quitter la région Bruxelloise. L’objectif suivant était d’atteindre les rives de l’Escaut en empruntant la nationale 9 jusqu’à Alost et ensuite piquer plein nord vers le fleuve. La nationale 9 fut un mauvais moment à passer mais ensuite ce fut fort agréable. Evidemment la météo est venu me pourrir la vie à proximité de Gand et j’ai du m’abriter à deux reprises sous des ponts providentiels pour laisser passez une averse. Au final je n’ai pas été fort mouillé mais je me suis tapé un des ces vents qui a fameusement diminué ma moyenne et j’ai fait en 7 heures ce que j’espérais faire en 5. Je suis donc arrivé à mon hôtel peu après 18h avec un solide mal au cul et une très légère hypothermie que j’ai rapidement contrecarré sous une douche bien chaude. J’étais bien content d’avoir franchi l’épreuve mais je me suis rendu compte que je n’avais plus du tout envie de faire du vélo les jours suivants alors que j’étais venu pour ça.

(la suite tout prochainement)


Automne Belge
03/02/2008 @ 13:08 . Catégorie :

Non ce n’est pas le Canada, c’est l’hêtraie cathédrale de la forêt de Soignes au mois de novembre. Mais oui vous savez bien, le grand machin vert pas loin de chez vous.

Quelqu’un s’est offert quelques sensations lors de la tempête de la semaine dernière :


Québec 2007, le ptit train du nord (dernière partie)
26/01/2008 @ 12:24 . Catégorie :

Avant de m’effondrer pour la nuit j’ai utilisé le peu de lucidité qu’il me restait pour regarder la chaine météo et malheureusement, après 2 magnifiques journées, la journée du lendemain s’annonçait finalement fort maussade. Mes plans de grandes randonnées étaient compromis.
Au matin de ce samedi 6 octobre, j’ai effectivement du constater qu’il pleuvait un petit peu trop fort pour me lancer dans une grande randonnée. Je n’ai rien contre un peu de pluie mais je ne me voyais pas la subir toute une journée, surtout que je ne connaissais pas du tout la difficulté du parcours que j’avais imaginé et que la pluie n’allait certainement pas simplifier les choses.
J’ai donc pris mon temps et ce n’est que vers 11h30 que je me suis mis en route alors que les éléments se calmaient un petit peu. L’envie de m’enfoncer dans la nature me tenaillait toujours mais j’allais devoir me contenter d’un des sentiers de randonnée accessibles au sommet du Mont Tremblant, plus le temps de descendre l’autre versant, je ne suis pas vraiment taillé pour me balader dans une forêt canadienne en pleine nuit. Il est bien sur possible de gravir le mont à pied, il y a plusieurs sentiers qui le permettent, mais je ne voulais pas que ma randonnée se résume à un effort intensif. Heureusement il y a un sentier de difficulté modérée au départ du sommet du mont qui permet d’atteindre d’autres points culminants, la durée annoncée était de minimum 3 heures. Comme ce sentier faisait partie de mes plans originaux, je n’ai pas hésité.

La pluie était toujours bien là mais c’était supportable et il faut bien dire que la nature prend une autre forme et d’autres couleurs sous la pluie. J’ai assez rapidement constater, à mon grand plaisir, que le sentier est assez technique, vous pourrez remarquer sur les photos qu’en fait de sentier il est plutôt question d’un escalier dément fait de roches et de racines. Je n’ai évidement par croisé grand monde, 2 ou 3 petits groupes mais c’est au bout du sentier que j’ai fait une rencontre inattendue.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

Le sentier se termine au sommet du pic Johannsen, rien de spécial à voir, juste une clairière avec une pierre commémorative pour les 100 ans des parcs Québécois. Alors que je me reposais un peu avant de refaire le chemin en sens inverse, j’ai remarqué un oiseau anormalement peu farouche qui s’intéressait à moi. Je me suis rapidement fait la réflexion qu’il faisait le coup à tous les touristes qui s’aventuraient jusque là et sans plus attendre j’ai émietté le dernier petit pain au chocolat qui me restait. Comme vous pouvez le constater, il n’a pas fallut 20 secondes pour qu’il vienne se servir dans ma main et il a bien fait 3 passages, ce qui m’a permit de bien le prendre en photo. Je n’en croyais pas mes yeux, je me suis demandé si ce n’était pas un animatronic ou un employé des parcs du Québec, c’était tellement surréaliste comme sympathique récompense alors que j’aurais pu caller mes fesses à l’hôtel, ou plutôt à la micro brasserie. Sans oublier le message sur la pierre commémorative : “La terre n’appartient à personne; elle se donne à tous ceux qui sont assez grands pour l’étreindre. Réjean Ducharme.“. On me l’aurait raconté, je n’y aurais presque pas cru. Certains vous diront god reveals himself in mysterious ways“, je préfère la formule anglophone, je ne suis pas vraiment croyant mais je vais en tout cas prendre ça pour un signe quelconque.
Sur le retour je me suis surpris à accélérer le mouvement, surtout parceque le téléphérique pour redescendre à la station fermait assez tôt, et je dois dire que j’ai pris un certain pied à foncer à la limite de la course sur ce terrain accidenté, m’obligeant à anticiper plusieurs pas à l’avance. Voila donc une activité assez sportive que je vais essayer de reproduire, il faut que j’investigue ce qui se cache derrière des mots comme trekking, raid ou encore course d’orientation. Après ma soif de nature, la soif tout court et c’est à la micro brasserie que j’ai passé la fin de la journée.

Le lendemain j’ai repris mon vélo et quitté Mont Tremblant pour me diriger vers ma dernière étape, Val-David. Je n’avais franchement rien prévu à Val-David, à part trouver un débit de boisson convenable, mais j’avais des expectatives en ce qui concerne mon auberge pour cette étape. Le beau temps était de retour mais il faisait assez frais avec des différences de températures pas fort agréable. Entre ne rien faire au soleil et rouler à l’ombre, il devait bien y avoir 10 degrés de différence. Sur le chemin j’ai pu constaté que je m’éloignais de la brousse, des industries légères commençaient à faire leur apparition.
L’auberge du creux du vent fut à la hauteur de mes espérances, chambre impeccable et confortable certes mais le patron est au fourneau. Je me suis évidemment dirigé vers le menu gastronomique avec deux entrées au poisson et un plat principal de bœuf au calvados. Bon le vélo ça creuse mais c’était tellement bon et j’étais tellement content d’avoir enfin trouver une très bonne table que j’ai repris un deuxième plat principal de civet de chevreuil, non sans provoquer quelques réactions en cuisine. Si vous passez par Val-David, je recommande chaudement cette adresse.
Lundi 8 octobre, il est temps de regagner Montréal, il ne fait pas beau mais au moins il ne pleut pas. Je pense que j’ai eu ma dose et c’est à un rythme soutenu que j’ai atteind la fin du parc linéaire du ptit train du nord à Saint Jérôme d’où j’étais parti en navette 4 jours auparavant.

C’est avec un plaisir certain que j’ai donc retrouvé Montréal et mes amis John&Maité avec qui j’ai pu partager quelques moments tout particulier puisque Maïté était enceinte de 7 mois et qu’à l’heure où j’écris ces lignes le petit Noam affronte son premier hiver Québécois. J’ai l’intention de vous raconter encore deux ou trois bêtises sur le restant de mon séjour à Montréal sans oublier quelques photos, mais voila qui clôture en tout cas l’épisode de mon escapade dans les Laurentides. Je ne pense pas avoir de conclusion particulière à apporter, je suis très content de la manière dont ça s’est déroulé sachant que c’était une première pour moi de planifier tout ça, mes attentes ont été comblées, reste la facture qui fut un peu douloureuse. Quant à l’envie de remettre ça, c’est plus compliqué, on en rediscutera.


Québec 2007, le ptit train du nord (2ème partie)
18/12/2007 @ 0:21 . Catégorie :

La météo de ce vendredi 5 octobre s’annoncait merveilleuse comme la veille et j’avais prévu de ne pas perdre trop temps pour arriver le plus tot possible à l’étape suivante. La raison en est très simple, mon étape suivante n’était autre que Mont-Tremblant, la station de sport d’hiver fort prisée en Amérique du nord. D’après mes investigations Mont-Tremblant méritait que je m’y attarde, c’est pourquoi j’avais prévu d’y arriver assez tot mais également d’y rester un jour supplémentaire, cassant ainsi le rythme vélocypédique de mon escapade. Petite paranthèse en ce qui concerne l’organisation de mon escapade, je laissais donc mes bagages à l’étape et je les retrouvais quelques heures plus tard à l’étape suivante, sans le moindre accroc. Après un solide petit déjeuner, je me suis donc relancé sur la piste, non sans m’arrêter régulièrement parceque j’en ai pris plein les yeux sur cette partie du parcour mais je suis arrivé comme prévu à Mont-Tremblant en tout début d’après-midi. Pour vous faire vivre un grand moment de vélo, je n’ai pas résisté à l’envie de faire une petite vidéo en roulant.

En ce qui concerne Mont-Tremblant, il faut faire quelques distinctions car la ville se divise en trois parties, le secteur Saint-Jovite où résident en majeure partie les habitants, le secteur du village et la station de ski proprement dite. C’est même un peu confu parcequ’il y a deux sites internet du tourisme dont un spécifiquement pour la station de ski. Sachant qu’il ne faut pas confondre le secteur du village avec le petit village à l’intérieur de la station. Mon hotel était dans le secteur du village en plein sur le parc linéaire tout comme les autres hébergements que l’on m’avait proposés. L’avantage du secteur du village est qu’on est pas trop loin de la station sans y être. La station étant un amalgame d’immeubles “carton-pâte disney” et de logements friqués où les ontariens viennent rouler des mécaniques en hiver. L’arrivée à Mont-Tremblant fut des plus éblouissante mais après un petit arrêt à l’hotel je me suis dirigé directement vers la station et le mont proprement dit en empruntant la bien nommée piste multi fonctionnelle. J’ai pris un pied assez incroyable sur cette petite piste qui offrait quelques sensations de dénivelé au milieu d’un feu d’artifice de couleurs. Si cette piste est également prévue pour le roller, plusieurs panneaux indiquent qu’elle est réservée aux experts car un virage raté et c’est la rivière 10 mètres plus bas.

Mon contact avec la station fut quand même bien enjoué, j’ai bien rigolé sur le téléphérique, appelé le cabriolet parceque les cabines sont ouvertes, qui traverse le centre de la station jusqu’au pied du mont où un autre téléphérique permet d’atteindre le sommet. Il y avait quand même du monde pour la saison des couleurs, dont pas mal de japonais, et c’était la veille du long weekend de l’action de grâce plus connu sous le nom de Thanksgiving qui est fêté plus tôt au Canada qu’aux usa. Il faut savoir qu’il y a bien 2 ou 3 terrains de golf, les activités ne manquent pas en dehors de la saison hivernale.

Pour mon passage à Mont-Tremblant j’avais échafaudé un petit plan pour m’enfoncer dans la nature et ainsi me différencier du touriste lambda qui se contente de prendre le téléphérique jusqu’au sommet pour redescendre 20 minutes plus tard. Il faut savoir que de l’autre coté du mont se situe le parc de Mont-Tremblant, zone protégée qui fait partie des nombreux parcs de Québec. Malheureusement on m’avait fortement déconseillé d’essayer d’atteindre le parc à vélo parceque la route n’est pas adaptée, alors que sur place il y a des sentiers prévus pour. Bref mon intention était de tenter d’atteindre le parc à pied en passant par le mont mais une journée complète était nécessaire, raison pour laquelle je restais à Mont-Tremblant le lendemain. Je devais donc profiter du mont comme tout le monde pour ne pas perdre de temps le lendemain mais une fois au sommet j’ai quand même fait un petit repérage pour trouver les sentiers que je comptais prendre le lendemain.
La station ne manque pas d’établissements mais dès le couché du soleil j’ai bien entendu élu domicile à la microbrasserie locale “La diable”. J’y ai même dégusté une excellente poutine; oui oui ça existe et ça m’a même étonné parceque j’en ai quand même déjà gouté quelques unes. Dans ce cas-ci les frites étaient déjà très nettement au dessus de la moyenne Québécoise, la sauce était bien poivrée et le fromage était d’avantage fondu que lors de mes précédentes dégustations, détail qui m’a semblé déterminant parcque jusqu’ici j’ai toujours trouvé le fromage de la poutine comme un élément perturbateur. Bref j’étais tout content d’avoir enfin apprécié ce met tout droit sorti des abîmes diététiques. J’avais fort heureusement rangé mon vélo à l’hotel et c’est grâce à un bus navette bien pratique et très ponctuel que j’ai retrouvé mon hotel vaille que vaille.


Québec 2007, le ptit train du nord (1ère partie)
19/11/2007 @ 23:07 . Catégorie :

Les nuits sont déjà bien fraiches au Québec en ce début du mois d’octobre et à 7h30 du matin il faisait plutot vivifiant sur le parking de l’ancienne de gare de Saint-Jérôme. Mais j’étais déjà tout guilleret parceque j’étais là à l’heure, mes bagages et mon vélo de location déjà embarqués et deux superbes journées ensoleillés étaient annoncées. Comme c’était la fin de la saison, nous n’étions que 7 ou 8 au départ, et encore toute le monde n’allait pas jusqu’à Mont-Laurier. Car effectivement, vous n’êtes pas obligés de faire les 200km, la navette peut vous déposer à mi-chemin par exemple. Il y en a quand même pour 2h30 de route pour atteindre le début de la piste à Mont-Laurier mais fort heureusement le décor fut rapidement dépaysant et je ne me suis même pas ennuyé.

Il faut croire que Mont-Laurier n’offre pas grand chose pour les touristes de passage que nous étions parceque tout le monde s’est assez rapidement lancé sur la piste. Je dois préciser que si nous étions 6 au départ, nous ne formions pas un groupe mais j’avais de toute façon l’intention de rouler à un rythme super cool, et de prendre plein de photos, pas vraiment l’idéal pour rouler en groupe. Signalons aussi que j’avais décidé de ne pas me restaurer à midi durant toute l’escapade et ce pour deux raisons, la première est que je comptais bien profiter des petits déjeuners, la deuxième est que j’avais surtout l’intention de faire un bon repas à chacune de mes étapes. De toute manière faire un bon repas au milieu de la randonnée c’est pas vraiment mon truc. J’avais donc prévu une petite réserve de barres de céréales au cas où. Mais le premier jour j’ai du prendre le petit déjeuner en vitesse vers 7h du matin, alors je ne me suis pas gèner pour chiper le stock de banane du Comfort Inn, avec ça j’ai pas eu de mal à tenir jusqu’au souper. Les jours suivants ne posèrent pas le moindre problème vu les petits déjeuners pantagruéliques que j’ai plutot pris en milieu de matinée.

Comme je vous l’ai dis, mes premiers coups de pédale furent des plus jouissifs, j’étais vraiment comblé de me retrouver dans cette cambrousse sous un soleil radieu, n’oublions pas que j’étais encore à Bruxelles 24 heures au paravant. En gros il n’y avait qu’un seul mot d’ordre, je devais arriver à l’étape avant le couché du soleil, ce qui me laissait beaucoup de temps pour faire 50km. D’autant plus que le village de Nominingue, ma première étape donc, ne s’annoncait pas comme très intéressant et qu’une fois arrivé sur place je n’aurais pas des tonnes d’activités possible à part profiter de mon auberge. L’avantage du parc linéraire du petit train du nord est qu’il suffit d’être dessus et d’aller tout droit, aucun risque de se tromper, on peut donc complètement se laisser aller. Je savais également qu’il y avait un peu de dénivelé mais comme c’est une ancienne voie de chemin fer, la piste fait des circonvolutions et c’est franchement très facile. J’ai fait beaucoup de photos et j’ai eu déjà bien du mal à faire une sélection pour cette première étape. Vous pouvez remarquer un phénomène assez particulier sur certaines photos, comme il y a beaucoup de lac et de ruisselement au Québec, il arrive que de toutes petites zones soient complètement inondées, ce qui provoquent la mort des arbres qui s’y trouvent.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)

J’ai croisé à différentes occasions ceux qui avaient pris le départ avec moi et j’en ai rapidement conclu que tout le monde avait prévu d’effectuer sa première étape à Nominingue. A mon arrivée je me suis dépêché de trouver la pharmacie du bled parceque si j’avais prévu des conditions météos diverses (prends des moufles qu’y disait) , je n’avais pas prévu les coups de soleil. On retrouve sur le parcour les gares du chemin de fer original, elles ont été reconverties en postes d’information et en restaurants mais un des autres avantages du parc linéraire est que beaucoup de logements sont directement sur le parcour, à quelques dizaines de mètres de la piste. Pour ma première étape, j’avais choisi L’auberge des demoiselles qui est plus à l’écart. J’y ai été très bien acceuilli et l’endroit est vraiment super, directement en bordure du lac de Nominingue, avec une petite plage privée. Ma chambre était vraiment très bien aussi. Le seul bémol viendra de mon souper qui était très loin d’être mauvais mais en dessous de ce que j’espèrais, mais j’étais bizarement le seul à prendre le souper sur place. J’y ai aussi passé un grand moment de bonheur sur le ponton privé, avec quelques Rickard’s Red et un bouquin.


Québec 2007, les premières heures
04/11/2007 @ 17:38 . Catégorie :

Pas de panique, je ne vais pas vous raconter mon séjour heure par heure mais le debut fut en tout cas assez particulier.

En ce qui concerne le voyage en avion, tout s’est vraiment bien passé avec la formule Air France en tgv jusqu’à l’aéroport Charles de Gaulle. Ce fut rapide et j’ai décidement de la chance à la réception des bagages, espèrons que ça dure. Signalons quand même que je suis passé tout juste à coté de quelques grèves de la sncf et d’Air France.
Pour pouvoir entreprendre mon escapade en vélo, il y avait une certitude, je devais être à Saint Jérôme vers 7h30 du matin le lendemain de mon arrivée. Saint-Jérôme, situé à 40km de Montréal, est le terminus de l’ancienne voie de chemin de fer maintenant reconvertie en piste cyclable. C’est de là qu’une navette transporte les participants à l’autre bout de la piste, c’est à dire 200 km plus loin d’où les participants reviennent à vélo à leur rythme.
Pour être sur place fin prêt à 7h30 du matin, je ne voyais pas beaucoup d’autres solutions que de loger à Saint-Jérôme la veille. J’avais donc réservé une chambre dans un Confort Inn qui allait être ma “fausse” première étape, fausse parceque je n’étais pas encore à vélo. Pour atteindre l’hotel en question, j’ai du prendre un bus qui va de la banlieue de Montréal à Saint-Jérome et ensuite un taxi jusqu’à l’hotel. Tout ça grâce à une organisation minutieuse, horaire du bus, montant exact du ticket en monnaie et numéro de téléphone de la compagne de taxi au cas où il n’y en aurait pas à la gare terminus du bus, tout ça dans mes poches. Sans oublier que pour être à 7h30 au lieu de départ de la navette il me fallait reprendre un taxi depuis mon hotel.
Et bien tout ça a parfaitement fonctionné et je peux vous dire que lorsque je me suis retrouvé à l’autre bout de la piste sur mon vélo de location, sous un superbe ciel bleu, j’avais du mal à contenir ma joie. J’étais exactement là où je mourrais d’envie d’être depuis des mois et je ne suis pas prêt d’oublier mes premiers coups de pédales.

Mais revenons un instant sur le début de ce périple. Une particularité du voyage en avion est qu’on a justement pas l’impression de voyager et c’est en général à la sortie de l’aéroport qu’on se rend compte des quelques milliers de kilomètres parcourus. A Montréal on est pas vraiment confronté à un changement radical, pas de palmiers ou autres “tropicalités” mais je me souviens la première fois il y a trois ans quand je me suis dis “merde alors j’ai franchi l’atlantique” en croisant les “gros camions américains” sur l’autoroute.
Comme c’était mon 4ème séjour, j’étais déjà plus habitué mais il y a toujours des choses qui provoquent ce genre de déclic :
- Mon bus était pil poil à l’heure.
- Sur la route vers Saint-Jérôme, j’ai bien du voir une dizaine de fois les mêmes enseignes.
- Le taximen écoutait un match de hockey à la radio.
- Il faut payer un pourboire au taximen.
- Le bar que j’ai trouvé à coté de mon hotel est en fait un resto qui fait bien sur partie d’une chaine, les East side Mario’s, on m’y a servi au bar une bière rousse, une Rickard’s red, dans un verre de la taille de mon avant bras et j’y ai regardé la fin du match de hockey. Plus de doute j’étais au Canada.
Petite paranthèse sur le pourboire, au lieu de paufiner mon calcul mental comme les autres années, j’ai mis dans mon portefeuille une petite feuille de papier avec les nombres de 1 à 50 multipliés par 1,15. Ce qui me donne en fait les prix de 1 à 50 dollars majorés de 15%. Une technique que je ne regrette pas.

Avant d’attaquer les nombreuses photos de mon périples, je dois vous donner quelques informations sur le trajet. L’ancienne voie de chemin de fer reconvertie porte maintenant le nom de parc linéaire du petit train du nord. Le train en question a disparu en faveur du réseau routier mais à l’origine le train a eu plusieurs rôles à jouer, de la colonisation francophone au transport de bois en passant par le sport d’hiver à Mont Tremblant pour les Montréalais. Il faut signaler que l’entièreté du parcour est intégré dans la route verte du Québec qui permet plus ou moins de traverser le Québec à vélo dans des conditions favorables. Mais comme je l’ai déjà dit avant mon départ le parc linéaire du petit train du nord fait l’objet d’une organisation touristique spécifique car il est possible de louer un vélo pour tout le parcour, de choisir soi-même les étapes et d’y faire transporter ses bagages. Bref de faire 200km de vélo en mode total relax. Signalons aussi qu’au moins 80km sont bitumés et donc accessibles aux rollers (patin à roues alignées) et en hiver le ski de fond et la moto-neige sont de sortie.

Quelques liens sur le petit train du nord :
http://www.laurentides.com/parclineaire/
http://www.geocities.com/jocelynvachet/traindunord.htm
Riding that train
Le P’tit Train du Nord : Transport du Parc Linéaire


Face à la mer
30/09/2007 @ 21:30 . Catégorie :

Au mois d’aout dernier, je me suis pris deux jours de congé à l’occasion du 15 aout pour souffler un petit peu en attendant mes vacances au mois d’octobre. Or l’été fort maussade que nous avons connu cette année ne m’a pas beaucoup inspiré pour tenter l’une ou l’autre aventure vélocypédique dans un coin perdu de la Belgique.
Je me suis donc dépêché pour essayer de trouver quelque chose à faire avec mon vélo mais comme j’ai beaucoup de mal à budgetiser mes vacances et que je m’y suis pris un peu tard, j’ai laissé tomber toute formule d’hébergement pour finalement prendre la décision d’aller faire un tour à la côte Belge en formule journalière avec le train.

Je n’ai pas eu l’occasion de vous en parler mais au mois de juin, j’ai été rendre visite à mon copain Olivier et sa compagne Elke en campine et pour l’occasion j’ai fait le baptème de la formule train plus vélo. Or si la formule fonctionne de manière assez variable, cela reste en tout les cas assez stressant et s’il y a bien quelque chose que je voulais éviter c’est le stress. Vu que la côte Belge est l’endroit le plus facile pour louer un vélo, je ne me suis pas pris la tête et je me suis contenté de mettre mes fesses dans le train deux jours de suite. Bon je m’étais quand même procuré quelques cartes auprès des organismes touristiques pour pouvoir parcourir la côte et son arrière pays en long et en large mais c’est bien le seul degré de préparation que j’ai finalement entrepris.

Néamoins, après réflexion, j’avais décidé de ne pas me lancer tout de suite mais de plutôt consacrer une première journée à faire un peu de repérage et aussi pour confronter sans attendre un trop plein de souvenirs d’enfance de mes très anciennes vacances familiales annuelles à Blankenberge. Je ne savais pas très bien l’effet que cela aurait sur moi, même si je suis pas du genre à me laisser emporter par une vague de nostalgie et à fondre en larme devant le moindre petit chateau de sable, mais je ne pouvais pas nié la charge émotionnelle de tous ces souvenirs liés à feu mes parents.

Je me suis donc baladé à Blankenberge qui a l’avantage d’être suffisement grand pour ne pas avoir fait le tour en 30 minutes, à la recherche de tous les points de repères de mon enfance qui, il faut bien le dire, n’ont pas beaucoup bougé comme le “De lustige velodroom“. Mais il y avait cependant quelque chose que je ne voulais pas rater.
Vous connaissez peut-être le “pier” de Blankenberge, sorte de jetée touristique à l’architecture assez particulière et qui vient d’être récemment reconstruit dans une version plus épurée que le mastodonte de mon enfance. Le truc c’est qu’à marée basse, on peut s’aventurer à la base de l’édifice et que le mer se retire même derrière lui. C’était à l’époque mon terrain de chasse aux crabes favoris.
Je voulais donc absolument retrouver cet endroit à marée basse et fort heureusement une marée basse correspondait, ce jour là, avec le couché du soleil. Aussi j’avais bien l’intention de pousser mon petit appareil numérique dans ses derniers retranchements.

Le lendemain je me suis donc jeté sur les petites routes et autres pistes cyclables au milieu des polders de l’arrière pays. Grâce aux cartes que je me suis procurées j’ai vraiment beaucoup de matières à découverte. Comme je vous en avais déjà parlé il y a quelque temps,on retrouve également à la côte les fietsroute et les fietsnetwerk. En théorie les fietsroute devraient être plus intéressantes parceque chaque parcours permet de faire une boucle en passant par une séries de villages et autres curiosités qui sont documentés sur la carte que vous pouvez obtenir auprès de l’office du tourisme de la région. Mais en définitive j’ai plus l’impression que ces parcours sont élaborés pour que des touristes passent dans des endroits où normalement personne ne se pointerait. Non le plus amusant ce sont les fietsnetwerk, parceque comme son nom l’indique il sagit d’un réseau de pistes cyclables qui se croisent et s’entrecroisent. La particularité est que chaque croisement a son propre numéro et qu’il suffit de retenir par quel numéro on veut passer, quasiement plus besoin d’une carte. On peut composer grâce à ce système des balades très variées, courtes ou longues, et même jusqu’en Hollande. Disons le tout net, si vous avez envie de vous remettre sur un vélo sans faire de gros efforts, la côte est fort probablement l’endroit idéal.

Je compte bien remettre ça mais la côte Belge en haute saison c’est en environement difficile à contrôler où le pire cotoye le meilleur, je suis vraiment impatient d’y retourner en basse saison.


Québec 2006, Montréal à vélo (2ème partie)
05/09/2007 @ 22:35 . Catégorie :

Bon et bien il est plus que temps de conclure puisque mon prochain séjour au Québec se rapproche à grand pas. J’ai quand même un peu honte du temps que ça a pris mais le principal est d’y arriver. Voici donc un bon paquet de photos prises lors des 5 grosses balades autour de l’île de Montréal. La première balade a eu lieu le long et dans les environs de l’incontournable canal Lachine, haut lieu vélocypédique à Montréal qui bénéficie d’aménagements assez neufs pour le plaisir de la population et des touristes. Aussi pour finir en beauté, j’ai pris mon courage à deux mains pour réaliser un petit montage avec google/maps comme je l’avais déjà fait par le passé.

Je vous invite donc à clicker sur les marqueurs rouges pour découvrir les photos, les flêches bleues vous donnent grosso-modo la direction de la balade. N’hésitez pas à zoomer à l’aide des bouton + et - sur la gauche de la carte. J’en ai également profité pour ressortir quelques photos prises en 2005 pour complèter.

A l’origine le canal Lachine, creusé à l’intérieur des terres, permettait d’éviter les rapides du même nom sur le St-Laurent mais depuis 1959, il a été remplacé par la voie maritime qui longe l’autre rive du fleuve. Les rapides de Lachine sont devenu également une attraction et j’affectionne tout particulièrement la photo du rafting que j’ai du dépasser à vélo pour faire une photo en aval, la demoiselle qui tient les rames ne doit pas avoir du jus de carotte dans les bras. Aujourd’hui je regrette assez bien de ne pas avoir été me mouiller sur les rapides et ça ne sera pas pour cette fois-ci non plus.

Les photos qui suivent sont le résultat d’une sélection très dure, j’ai pas réussi à en reduire le nombre davantage. Ca résume donc un petit peu les quelques balades effectués d’un bout à l’autre de l’île de Montréal, du parc régional Rivières-des-Prairies au parc nature du Bois-De-L’île-Bizard en passant par les îles de Boucherville. J’aurais bien aimé rentrer dans davantage de détails mais ça me prendrait quelques décennies.

(Comme d’habitude, patentiez jusqu’au chargement complet de la page pour profiter du visionneur spécial)
Parc régional Rivières-des-Prairies


Québec 2006, Montréal à vélo (1ère partie)
05/09/2007 @ 22:32 . Catégorie :

Sur ce coup là je n’ai pas trainé car je m’étais renseigné depuis Bruxelles, j’ai loué un vélo chez Velospresso, qui propose une location à la semaine, le jour même de mon arrivée à Montréal au début du mois d’aout 2006. Parcourir l’île de Montréal en long et en large était clairement un des objectifs de mes vacances et je dois dire que je ne suis pas mécontent de moi rétrospectivement.

Bien sur j’ai aussi effectué une grand partie de mes déplacements à vélo, je me suis donc fais une idée de ce que pouvait être le vélo au quotidien à Montréal. Précisons le d’emblé, Montréal n’est pas Copenhague ou Amsterdam mais la masse de cycliste est quand même assez importante. Je n’ai pas été particulièrement impressioné par l’infrastructure routière mais quand on y regarde de plus près il y a un paquet de détails qui ont leur importance.
Il faut tout dabord rappeler que l’utilisation du vélo est évidement moindre en hiver vu la neige et les températures, même si on imagine qu’il y a des inconditionnels. Ensuite Montréal est relativement plat à quelques exceptions pres, aucune difficulté majeure en ce qui me concerne, l’impact du relief n’est pas négligeable. Ensuite il faut prendre en compte certaines caractéristiques d’une ville nord américaine comme Montréal.
Premièrement la circulation est fortement simplifiée par rapport à ce qu’on connait ici, si vous regarder le plan sur google, vous pouvez constaster que la quasi totalité des carrefours sont généralement constitués de deux rues qui se croisent en angle droit. Comparé à ce qu’on trouve ici, rouler à vélo est beaucoup plus simple, pas de rond point, pas de place Meiser et autres casse-têtes.
Deuxièment si vous examinez encore le plan de la ville, vous pouvez également constasté qu’il y a beaucoup plus de rues qui vont du nord-ouest au sud-est (nord vers le sud pour les Montréalais) que de rues qui vont du sud-ouest vers le nord-est (ouest vers l’est pour les Montréalais). La conséquence est qu’il y a fort peu de ciruclation dans les rues qui vont du nord au sud tellement il y en a (à quelques exceptions pres) et que dans cette direction les pistes cyclables sont quasi “accessoires”.
Des pistes cyclables il y en a, pas beaucoup mais souvent aménagées pour être complètement séparées de la cirulation, ces pistes cyclables sont de vrais boulevards pour vélos, rollers et voiturettes pour personne à mobilité réduite. Le bémol en ce qui me concerne viendra plutôt des automobilites et des cyclistes eux-même.
Les automobilistes roulent de manière assez cool, je trouve qu’il y a peu d’agressivité, néanmoins il m’est apparu que le cycliste n’est pas invité à prendre sa place dans la circulation et que les automobilistes attendent de ce dernier qu’il reste bien sur le coté pour les laisser passer. D’une manière similaire j’ai vu plus d’un cycliste se comporter de manière dangereuse vis à vis des piétons, on dirait que la notion d’usager faible n’existe pas. Autant je suis prêt à fermer les yeux sur le non respect des feux de signalisation, autant froler les piétons et se mettre dans leur travers lorsqu’ils traversent la rue n’est pas acceptable. J’ai retrouvé un reportage de radio Canada qui expose brièvement le problème. Alors que de mon point de vue les conditions sont meilleures, il y a quand même eu 5 cyclistes tués en 2006 alors qu’à Bruxelles on reste généralement à un cycliste tué par an avec des conditions bien plus difficiles mais avec une signalisation nettement supérieure et un marquage au sol qui est quasi inexistant à Montréal.


Vacances 2007
05/08/2007 @ 20:09 . Catégorie :

Youpi ! C’est fait, c’est reservé, ça va être chouette.

Bon y a pas de grande surprise, je retourne encore cette année rendre visite à mes chers expatriés John&Maité au Québec. Mais comme l’an dernier j’ai quand même réussi à goupiller quelque chose.
Mon coeur a fortement balancé cette année entre un séjour vélo tout organisé quelque part en France et un séjour au Québec, toutefois je sentais que ne pas me rendre au Québec cette année aurait été difficile à encaisser moralement et une petite voix intérieur n’a pas cessé de me dire que je dois y retourner. Bref il est malgré tout apparu assez rapidement que je ne pouvais pas me rendre au Québec au mois de septembre pour cause de surbooking dans la belle province. Le mois de septembre étant selon moi la meilleur période, le meilleur compromis entre météo assez bonne et billet d’avion au prix normal.
Il me restait donc plus que le mois d’octobre, plus tard dans l’année ça devient sérieusement froid et je ne me sent pas fort prêt à une expédition hivernale. La météo plus fraiche du mois d’octobre ne me pose aucun problème et c’est pas plus mal si je découvre Montréal à une autre période de l’année. Cependant il eut été malheureux de me rendre au Québec au mois d’octobre et de ne pas profiter du début de l’automne car les forêts canadiennes offrent un beau spectacle haut en couleur, il fallait donc que je trouve quelque chose pour m’enfoncer dans la nature.
Le dénouement fut la découverte du parc linéaire “Le ptit train du nord” dans les Laurentides, ancienne voie ferée réaménagée pour le vélo, le roller (patins à roues alignées), le ski de fond et la moto neige. D’une longueur de 200km, il est possible de faire le parcours en mode hardcore avec vélo + camping ou plutot en mode tout organisé avec location de vélo, transport de bagages et auberges gastronomiques.Je dois pas vous faire un dessin, j’ai choisi la deuxième option.
Inutile de dire que l’opportunité de combiner Québec + vélo m’a fortement excité puisque je fais d’une pierre deux coups. De plus le prix du billet d’avion hors saison me permet de mettre plus d’argent dans cette escapade. Bien sur l’organisation fut un petit peu ardue parceque le point de départ n’est pas à Montréal mais je me suis bien renseigné et j’ai étrener la fonction SkypeOut pour téléphoner à de multiples adresses et notamment le bureau du toursime de Laurentides.

Départ le 3 octobre, plus de détails prochainement.